Dans l’univers musical de Klô Pelgag | 24 heures
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Dans l’univers musical de Klô Pelgag

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Les projets ne manquent pas pour Klô Pelgag. Pandémie ou pas, elle n’a jamais eu besoin d’un avis ministériel pour se «réinventer».

  • Image : Sébastien Dorion 

Après avoir dû retarder la sortie d’un album prometteur, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, au printemps 2020, Klô Pelgag a aussi dû, comme tout le monde dans le milieu de la musique, se résigner à annuler un spectacle après l’autre. 

Heureusement, l’album tant attendu a fini par paraître en juin. Et les spectacles reprennent enfin par les temps qui courent.  

Bien au-delà du contexte pandémique, ce troisième album de la chanteuse marquera sans doute la carrière de Klô Pelgag. Chaque nouvelle écoute nous transporte vers de nouvelles découvertes sonores. 

Tout cela n’est sans doute pas étranger au fait que le jury de critiques musicaux du prix Polaris l’a retenu sur sa longue liste des meilleurs albums canadiens de l’année.

Et tout le visuel entourant l’opus n’est pas à négliger. Klô Pelgag avait même lancé un court-métrage documentaire sur la gestation de l’œuvre. Et les Juno ont souligné les qualités graphiques de la pochette. 

Notre-Dame-des-Sept-Douleurs a reçu le Juno de la meilleure pochette. Est-ce que c’est la première fois que l’aspect visuel de ton œuvre est récompensé?

À mon souvenir, oui, c’est la première fois. Je suis particulièrement heureuse de ça parce que c’est un réel effort collectif où le talent de chacun est à son plein potentiel j’ai l’impression. Ça s’est fait dans l’amitié et la bonne entente avec Julien Hébert, David Beauchemin, Florence Obrecht et Marc-Étienne Mongrain. Sans compter l’apport de Mélanie Brisson, Amélia Martin et Léonie Lévesque. L’album vient également de remporter un prix IDÉA pour son design graphique.

Est-ce que les festivals t’ont manqué l’été dernier?

Absolument. L’été c’est un moment charnière pour les musiciens, c’est un moment de gros shows, de beaux festivals, mais aussi de voyages et de rencontres qui sont primordiales pour la suite des choses. Ce sont généralement des moments forts de tournées.

La question classique : as-tu composé davantage en confinement?

Je ne dirais pas que j’ai composé à outrance, mais probablement plus que si j’avais été en tournée, oui. 

Est-ce que tu avais des projets de tournées en Europe qui ont été annulées?

Oui j’ai eu des projets de tournées au Japon, Europe, et autres. C’est certain que ça a coupé l’élan du live, mais je crois que c’était le moment parfait pour lancer cet album tout de même. C’est un moment historique. Mon album a eu le privilège d’accompagner les gens dans leurs épreuves et dans leur solitude. Je vois ma musique pour ce qu’elle est et non pas seulement pour sa valeur marchande.

Peux-tu nommer des groupes ou des chanteuses que tu apprécies, mais dont l’univers est très différent du tien?

J’adore le groupe montréalais Big Brave que j’ai découvert en première partie de Daughters. J’aime généralement beaucoup ce qui est différent de ma musique. 

Quel album a marqué ton adolescence?

Les Goules, l’album éponyme (2002). 

Quel.le artiste t’a le plus influencée pour l’aspect scénique de tes shows?

Je n’en ai aucune idée. Parfois on est influencé sans s’en rendre compte. Inspirés malgré nous. 

Tu écoutais du rock progressif. Quels sont tes disques préférés du genre?

In the Court of the Crimson King de King Crimson, Volume 3 de L’infonie, Gentle Giant de Gentle Giant, la bande sonore du film More par Pink Floyd

Qui t’a initié au genre?

Probablement mon grand frère Mathieu (qui fait de la musique sous le nom Flore Laurentienne).

Le premier album que tu as acheté avec ton argent?

Probablement un disque des Backstreet Boys. Même si je détestais ça, je sentais la pression sociale de devoir le posséder. Je me souviens d’avoir écouté une chanson dans l’auto avec mes parents et de leur avoir demandé d’arrêter ça. Le disque est demeuré en très bon état puisqu’il n’a plus jamais été écouté par la suite. Étrangement, Nick Carter était mon pref’ quand même. 

Les artistes ou groupes qui ont eu une longue carrière pour lesquels tu n’as jamais décroché?

J’ai une passion pour Connan Mockasin et je n’ai pas encore décroché. Sinon, Jean Leloup occupe une place de choix dans mon cœur.

Pour suivre les activités de Klô Pelgag visitez le www.klopelgag.com.

Écoutez la playlist de Klô Pelgag.

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