Jeux olympiques: une athlète ouvertement transgenre y participera pour la toute première fois | 24 heures
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Jeux olympiques: une athlète ouvertement transgenre y participera pour la toute première fois

Le 23 juillet, portez attention à l'haltérophile néo-zélandaise Laurel Hubbard. Elle sera la première athlète ouvertement transgenre à participer aux Jeux olympiques.

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La participation de l'athlète dans l’équipe de son pays a été confirmée lundi par les autorités sportives. La cheffe du Comité olympique néo-zélandais, Kereyn Smith, a précisé que Hubbard, 43 ans, identifiée homme à la naissance et ayant procédé à une transition dans la trentaine, avait rempli toutes les conditions liées à la participation d’athlètes transgenres.

«Nous reconnaissons le fait que l’identité transgenre dans le sport est un sujet hautement sensible et complexe, qui exige un équilibre entre les droits de la personne et l’équité sur le terrain», a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Hubbard, qui a également participé à des compétitions en tant qu’homme, a été reconnue comme athlète femme après avoir démontré des niveaux de testostérone inférieurs à ceux qu'autorise le Comité international olympique (CIO). Certains estiment toutefois qu’elle jouit d'un avantage physique, du fait d’être «née homme», face aux athlètes «nées femmes».

Elle participera, à Tokyo, aux épreuves de la catégorie des plus de 87 kg, où elle est actuellement classée 16e au monde.

Elle a longtemps été écartée des compétitions après une blessure au coude lors des Jeux du Commonwealth, en 2018.

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Une athlète transgenre exclue  

Laurel Hubbard est passée proche de ne pas être la première. Aux États-Unis, l’athlète transgenre CeCe Telfer a été exclue des sélections olympiques américaines parce qu'elle n'a pu répondre aux normes de World Athletics concernant son niveau de testostérone, a annoncé jeudi la fédération américaine d’athlétisme, USA Track and Field.

La spécialiste de l'épreuve du 400 m haies féminin devait concourir vendredi, mais elle n’a pu fournir la preuve que son niveau de testostérone se situait sous le seuil fixé par World Athletics en 2019.

Ces standards, établis par la fédération internationale, s’appliquent à toutes les compétitions.

Ils sont distincts des règles qui s’appliquent aux femmes ayant un taux de testostérone inhabituellement élevé, qui n’ont pas le droit de prendre part aux courses allant du 400 m au mile (1609 m), à moins de se soumettre à un traitement visant à faire baisser ce taux.

La Fédération américaine d’athlétisme (USATF) a confirmé que Telfer avait été prévenue des critères auxquels elle devrait satisfaire pour participer aux sélections organisées cette semaine à Eugene, en Oregon, mais qu’elle n’a pu démontrer qu'elle y était parvenue.

«L’USATF supporte avec force l’inclusivité et offre une méthode claire pour assurer la participation de tous au sport, tout en maintenant l’équité sportive», a précisé la fédération dans un communiqué.

«Si CeCe satisfait aux conditions requises pour la participation des athlètes transgenres dans le futur, nous soutiendrons sincèrement sa participation aux événements internationaux en tant que membre de l’équipe de l’USATF», a ajouté l’instance.

Un premier homme transgenre nommé au comité olympique japonais

L'escrimeur Fumino Sugiyama, un homme transgenre de 36 ans, a été nommé au conseil d’administration du Comité olympique japonais, à quelques semaines du début des Jeux.

Sugiyama faisait partie de l’équipe féminine japonaise d’escrime jusqu’à ce qu’il prenne sa retraite à 25 ans et se présente ouvertement comme transgenre.

«Il y a eu un changement énorme si on compare à la situation d’il y a 10 ans», a souligné Fumino Sugiyama à l’AFP, après être devenu la première personne ouvertement transgenre à intégrer la direction de l’organisme.

«Ce qui a le plus changé, c’est la reconnaissance, estime Sugiyama. Beaucoup de personnes n’avaient jamais entendu l’expression LGBTQ+ jusqu’à il y a quelques années, mais c’est entré dans le langage courant, désormais.»

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