En dernier recours : voici ce qui arrive à ceux qui ne trouvent pas d’appartement | 24 heures
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En dernier recours : voici ce qui arrive à ceux qui ne trouvent pas d’appartement

Des meubles laissés à la rue dans le quartier Saint-Jean-Baptiste de Québec lors d'un déménagement du 1er juillet.
Photo Pascal Huot

Des meubles laissés à la rue dans le quartier Saint-Jean-Baptiste de Québec lors d'un déménagement du 1er juillet.

Si quelqu’un n’arrive pas à se trouver un logement avant la fin de son bail, se retrouve-t-il à la rue lorsqu’il est forcé de libérer son appartement? La réponse est non : il existe une solution de dernier recours.  

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Le service d’urgence temporaire de l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) permet d’éviter à quelques ménages de se retrouver complètement sans ressources lorsqu’ils n’arrivent pas à se loger et qu’ils ont épuisé toutes les autres options.   

Ces personnes sont relogées gratuitement à l’hôtel et leurs biens sont entreposés dans un local fourni par la Ville. C’est loin d’être une solution permanente : il s’agit d’un arrangement temporaire pour permettre aux gens de continuer leur recherche de logement dans des circonstances adéquates.  

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L'hôtel, dernière option  

«Il ne faut pas le voir comme une solution. Les citoyens doivent être actifs. Notre but, c’est d’aider les gens à se stabiliser et à se reloger définitivement. Idéalement, il faut nous contacter le plus rapidement possible pour trouver une solution avant l’expiration du bail», explique cependant Mathieu Vachon, directeur des communications de l’OMHM. 

L’organisme peut aider les gens dans leur recherche de logements bien avant qu’ils soient rendus en situation critique, dit-il, même s’il faut qu’ils soient prêts à faire quelques compromis. 

«Chaque situation est différente. Les gens qui cherchent plusieurs chambres, c’est plus long, donc on s’ajuste. Mais c’est certain que si tout le monde cherche un logement dans le Plateau-Mont-Royal, ça ne marchera pas. Il faut être prêt à faire certains compromis», dit-il. 

Augmentation des demandes  

En ce moment, 97 ménages montréalais en contact avec l’OMHM sont toujours à la recherche d’un logement pour le 1er juillet. Il y a de bonnes chances qu’ils trouvent d’ici là : l’OMHM reçoit des centaines de demandes chaque année, et actuellement, seulement deux ménages bénéficient de l’hébergement d’urgence.  

Il reste que le contexte du marché locatif met de la pression sur l’organisme. «L’année passée à pareille date, on avait reçu 412 appels et c’était l’année record. Cette année, on en a eu 455. Ce n’est pas beaucoup plus, mais ça augmente beaucoup et constamment depuis les trois dernières années», précise-t-il. 

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Une tendance qu’observe également Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).  

«Il y a une augmentation des demandes d’aide auprès des services de la Ville par rapport à l’année passée et ce qui est aberrant, c’est que ce n’est pas par manque de disponibilité, parce que le taux d’inoccupation a augmenté. C’est simplement que les loyers sont trop chers pour les moyens des locataires à Montréal», avance-t-elle.  

Elle tient cependant à ajouter que des mesures annoncées récemment par le gouvernement du Québec, comme l’investissement de 60,2 millions $ pour aider des personnes dans le besoin à payer leur loyer, pourraient contribuer à redresser tranquillement la barre.  

Pour contacter l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM), composez le 311 et expliquez votre situation à la personne au bout du fil.

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