Jusqu'à 75 jours de chaleur extrême par année à Montréal | 24 heures
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Jusqu'à 75 jours de chaleur extrême par année à Montréal

C'est à Montréal qu'il y aura le plus de journées de chaleur extrême au Canada si le réchauffement climatique se poursuit.
Photo d'archives, Agence QMI

C'est à Montréal qu'il y aura le plus de journées de chaleur extrême au Canada si le réchauffement climatique se poursuit.

Il pourrait y avoir jusqu’à 75 jours de chaleur extrême par année à Montréal si le réchauffement climatique s'intensifie, selon un nouveau rapport qui conclut que des interventions urgentes sont nécessaires.  

De toutes les villes canadiennes, c’est à Montréal qu'il y aura le plus de jours de chaleur extrême, selon un nouveau rapport de Ressources naturelles Canada

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Dans un scénario pessimiste, si rien n’est fait pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et que le réchauffement climatique se poursuit pour atteindre 4°C par rapport à l’ère préindustrielle, Montréal pourrait compter 75 jours de chaleur extrême annuellement, contre 62 à Toronto, 20 à Vancouver et 45 à Calgary.  

Ressources naturelles Canada

Dans un scénario optimiste, si le réchauffement atteint seulement 1,5°C, on compterait plutôt 20 jours de chaleur extrême dans la métropole québécoise, contre 30 si le réchauffement atteint 2°C.  

«Des interventions urgentes, soutenues par des investissements importants, sont nécessaires afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’accroître la résilience aux changements climatiques grâce à l’adaptation», peut-on lire dans le rapport publié lundi.  

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Parmi les impacts prévus, on note:   

  • Un risque accru de pénuries d’eau en été;   
  • L’intensification de certaines conditions météorologiques extrêmes;  
  • Une augmentation des inondations côtières; 
  • Plus de précipitations pour la majorité du Canada, mais une diminution dans certaines régions.   

Le rapport conclut aussi qu’il y a d’importantes lacunes dans notre préparation aux changements climatiques.  

«De nombreuses recherches indiquent que les efforts d’adaptation actuels sont insuffisants face à l’accumulation rapide des pertes sociales et économiques dues aux impacts actuels et futurs des changements climatiques. Les recherches démontrent également que la fin de la période propice pour réduire les impacts de plus en plus graves s’approche rapidement», écrit-on. 

Sans nouvelles mesures d’adaptation, les coûts économiques devraient exploser pour atteindre des centaines de millions de dollars, voire des dizaines de milliards de dollars par année d’ici 2050. 

L’Organisation météorologique mondiale a récemment prévenu que la probabilité que le réchauffement atteigne 1,5°C d’ici 2025 augmente. 

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