182 tombes trouvées près d’un ancien pensionnat en Colombie-Britannique | 24 heures
/bref

182 tombes trouvées près d’un ancien pensionnat en Colombie-Britannique

À la fin du mois de mai, les ossements de 215 enfants ont été trouvés près de l'ancien pensionnat autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique.
AFP

À la fin du mois de mai, les ossements de 215 enfants ont été trouvés près de l'ancien pensionnat autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique.

La communauté autochtone de Lower Kootenay, en Colombie-Britannique, a annoncé mercredi la découverte de 182 tombes non identifiées près d’un ancien pensionnat.

• À lire aussi: Une vigile en mémoire des 751 disparus du pensionnat autochtone de Marieval

• À lire aussi: #CancelCanadaDay: Plus de villes annulent leurs célébrations et une manif se prépare à Montréal

Ce site est situé à Cranbrook, une municipalité située dans le sud-est de la province côtière, près des frontières avec l’Alberta et de l’État du Montana.

Cette nouvelle découverte s’ajoute à celles de Marieval, en Saskatchewan, et à celle de Kamloops, aussi en Colombie-Britannique et porte le nombre de dépouilles découvertes à plus de 1000 en un mois.

• À lire aussi: 750 tombes anonymes découvertes en Saskatchewan

Selon la Nation Ktunaxa, le pensionnat en question était en fonction pendant une soixantaine d’années, entre 1910 et 1970, et aurait accueilli des milliers d'enfants à travers les années. Selon le Indian Residential School History and Dialogue Centre (IRSHDC) de l’Université de la Colombie-Britannique, le site aurait plutôt été ouvert dès 1890.

L’organisation fait état d’«épidémies récurrentes» de grippe, d'oreillons, de rougeole, de varicelle et de tuberculose.

«Je l'ai déjà dit, et je le répète encore, c'est n’est que le début de ces découvertes. Je demande à tous les Canadiens de se tenir aux côtés des Premières Nations pour exiger justice», a déclaré le chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde.

Perry Bellegarde

Photo Charles-Antoine Gagnon / Archives Agence QMI

Perry Bellegarde

Les Chefs de la nation innue ont émis mercredi une déclaration en réaction aux récentes découvertes.

«Le temps n’est plus aux excuses ou à la consternation. Nous sommes devant une situation extrêmement grave qui demande beaucoup plus que des simples paroles ou des dollars. Il faut des gestes forts de la part du gouvernement du Canada pour soulager la douleur des familles qui souffrent encore. Depuis des années les familles et les pensionnaires survivants de ces institutions ont témoigné des injustices et des sévices dont ils ont été les victimes. Il faut désormais que les Canadiens en saisissent l’ampleur des drames vécus et cessent l’aveuglement volontaire», ont-ils déclaré.

Les chiffres officiels font état de plus de 150 000 enfants autochtones qui ont été arrachés à leur famille pour être placés dans des pensionnats autochtones entre 1870 et 1990 au pays.

• À lire aussi: Pistes de solutions pour mieux enseigner l'histoire autochtone dans les écoles

• À lire aussi: Des comptes Instagram à suivre pour mieux comprendre les enjeux autochtones

À lire aussi

Et encore plus