Dans l’univers musical d’Andréanne A. Malette | 24 heures
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Dans l’univers musical d’Andréanne A. Malette

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Pandémie oblige, Andréanne A. Malette a dû remédier à deux de ses passions au cours de la dernière année: donner des spectacles et partir en voyage.  

  • Image : Karine Leblanc  

Heureusement pour elle et pour ses fans, les prestations reprennent un peu partout au Québec. Et elle se permet de «voyager» dans le temps en musique en réécoutant ses classiques. Tout en gardant une oreille alerte sur ce qui se fait de nouveau par les temps qui courent.

Et comme elle porte les chapeaux d’autrice-compositrice-interprète et productrice, son amour de la musique se conjugue parfaitement avec sa fibre entrepreneuriale. 

Tu as beaucoup voyagé. Est-ce qu’il y a une chanson que tu associes à des souvenirs de voyage?

Quand j’étais petite, on allait tout le temps sur la côte Est. On avait notre cassette de vacances. Il y avait beaucoup de chansons québécoises là-dessus quand même. Beaucoup de Beau dommage, Harmonium, Ferland, Pierre Lalonde. Le Géant Beaupré a été chanté par ma sœur et moi sur la banquette arrière avec les back vocals pendant des années. 

Quand tu es allée en Alaska, écoutais-tu quelque chose de précis?

J’avais beaucoup de Maggie Rogers dans mes oreilles. Aussi, Aurora, Little May, Mogli.  

Au cours de la pandémie, est-ce que tu as ressorti de vieux albums que t’avais pas écoutés depuis un moment?

Je me suis amusée à aller réécouter de vieux albums au complet. Des choses que j’écoutais quand j’étais plus jeune. Jewel, c’est ma plus grande inspiration après Britney Spears... (Rires) C’est fou à quel point c’est des trames sonores de notre vie. Je me suis aussi procuré quelques vinyles que j’ai réécoutés: Sarah McLachlan, Joni Mitchell

Quand vous prépariez ton dernier album, qu’est-ce que vous écoutiez quand vous étiez pas en train d’enregistrer?

J’avais fait une playlist de plein d’artistes. Ça s’appelait Folk for me... J’ai écouté ça pas mal. Il y avait du Gregory Alan Isakov, Joy Williams

Ta playlist s’appelait Folk for me... Tu souhaitais un enrobage plus folk pour tes arrangements?

Oui, ça a toujours été mon but. Chaque fois que je fais un nouvel album, je me rapproche de plus en plus de ce que j’entends dans ma tête. Le dernier album, je l’ai réalisé toute seule avec Antoine [Lachance]. La façon dont Sitka sonne, c’est un peu la façon que j’aurais aimé que les deux autres sonnent. 

Est-ce que tes parents étaient mélomanes ou musiciens?

Pas musiciens du tout. Je suis un peu une extra-terrestre dans la famille. Mais on écoutait beaucoup de musique. Mon père a une énorme collection de vinyles. On écoutait du Genesis, du Tom Petty, du Gentle Giant... J’appelais ça de la musique de fucké. (Rires) 

Le premier spectacle auquel tu as assisté?

À Granby, il y a le Festival international de la chanson et on était famille d’accueil chaque année. Je regardais beaucoup de spectacles. J’ai vu beaucoup de choses, mais le premier qui a été marquant d’une artiste internationale, c’était le spectacle de Shakira

Est-ce qu’il y a des artistes que tu as découverts au festival à Granby qui sont devenus très populaires par la suite?

Le plus frappant, ça a été Patrice Michaud en 2009. Coup de cœur immédiat! Il a tout raflé. C’était aussi le coup de cœur du public. C’était écrit dans le ciel que ça allait lever. Aussi, j’ai hébergé Lisa Leblanc chez nous. Leif Vollebekk aussi. 

Est-ce que tu penses que les concours de chanson sont un passage obligé pour un interprète?

Je ne dirais pas que c’est obligé, mais c’est hyperpertinent. Au-delà des concours, pour moi, ça a été des rencontres que j’ai faites là. Autant les collègues que les gens de l’industrie. Il y a aussi souvent des formations qui viennent avec ces concours-là. À Granby, je pense qu’il y a deux semaines de formation. Ma première Place des Arts aussi, c’était beaucoup ça. 

En tant que productrice, est-ce qu’il y a une artiste dont tu admires la démarche, la façon de gérer sa carrière?

Je suis la sœur cosmique de Taylor Swift, mais elle ne le sait pas! Ça arrive tellement souvent qu’on est habillées pareil ou qu’on a la même idée. Sa pochette d’album dans la nature, en noir et blanc, je m’enlignais vers ça. Je l’ai fait pareil, mais un peu différemment. Comme si on avait tout le temps les mêmes idées. Mais elle a des moyens démesurés par rapport à moi. 

J’admire beaucoup sa démarche. Le fait qu’elle se gère elle-même, qu’elle a décidé de réenregistrer ses albums. Elle est brillante. Et je ne dis pas ça parce que je dis qu’on se ressemble. (Rires). Je la trouve super allumée, full affirmée. 

Tu aimes les chansons pop de 3 minutes. Mais, maintenant que je sais que tu as écouté du prog, est-ce que des fois tu as le goût de composer une chanson plus longue?

Oui, totalement. Sur mes albums il y en a qui détonnent un peu du format pop. Je suis quand même fan du hook. Ce n’est pas parce qu’elle a des onomatopées qu’une chanson n’est pas bonne. Au contraire. C’est comme un petit appât pour aller chercher le public. Je trouve que c’est un beau mélange. 

Quelle chanson aurais-tu aimé écrire?

Pour l’amour qu’il nous reste de Francine Raymond. C’est le mélange parfait entre la mélodie, les accords puis les paroles. Je la trouve vraiment magnifique. Et c’est encore full d’actualité. 

Et, malgré le fait que je l’ai entendue des centaines de fois, Le plus fort c’est mon père de Lynda Lemay me fait pleurer. J’aurais aimé écrire ça à mon papa. 

Écoutez la liste de lecture d’Andréanne A. Malette.

Pour suivre les activités d’Andréanne A. Malette, vous pouvez consultez le facebook.com/andreanneamalette ou instagram.com/andreanneam