Grand Splash: des Montréalais se jettent dans le fleuve Saint-Laurent pour réclamer plus de plages urbaines | 24 heures
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Grand Splash: des Montréalais se jettent dans le fleuve Saint-Laurent pour réclamer plus de plages urbaines

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PHOTO: GUILLAUME CYR

Alors que Montréal est entourée d’eau, il n’y a que trois plages où se baigner. Mais le collectif Réclame ta rive, qui réunit des citoyens de l’arrondissement de Lachine, milite pour donner aux Montréalais l’accès à une quatrième plage sur l’île.  

Dans le cadre de la semaine du Grand Splash, le collectif a organisé jeudi un saut dans le fleuve Saint-Laurent. L’objectif: sensibiliser les citoyens à l’importance de l’accès à l’eau dans la métropole. 

Cette semaine, partout au Québec, des citoyens se sont lancés à l’eau dans des endroits qui n’ont pas le statut de plage publique, mais qui pourraient l'obtenir. Comme à l’ancienne marina de Lachine, qui deviendra dans les prochaines années le parc riverain de Lachine. 

La Ville souhaite en effet y investir 25 millions de dollars au cours des cinq prochaines années pour «renaturaliser» le site, restaurer les berges et aménager un nouveau parc.

Pour Vicki Grondin, coordinatrice de ce premier Grand Splash Lachine, il est primordial de redonner aux citoyens l'accès à l’eau et de leur permettre de se rafraîchir, surtout avec les épisodes de grande chaleur qui se multiplient dans la métropole. 

«Des gens d’un peu partout veulent avoir un accès sécurisé à leur plan d’eau», a-t-elle indiqué. 

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, s’est elle-même jetée dans le fleuve lors de l’événement afin de témoigner son soutien au projet. «On aimerait bien ça, à long terme, avoir des espaces pour se baigner dans l’eau du Saint-Laurent, à Lachine», a-t-elle lancé. 

Photo Guillaume Cyr

«Je pense que la création de plus de plages serait une opportunité pour que plus de monde puisse plus se rassembler et se rafraîchir», a pour sa part mentionné Fabiola Ngamaleu Teumeni, une Montréalaise qui a participé à l'événement. 

PHOTO: GUILLAUME CYR

Trop peu d’aménagements  

Montréal ne compte actuellement que trois plages avec un accès à l’eau: la plage de Verdun, la plage Jean-Doré du parc Jean-Drapeau et la plage du parc régional du Cap-Saint-Jacques. 

En ce qui concerne la plage de l’Est, qui a été inaugurée il y a quelques jours dans l’arrondissement de Pointe-aux-Trembles, la baignade y est interdite, la qualité de l’eau étant trop mauvaise. La baignade est également interdite à la plage de l’Horloge, dans le Vieux-Port. 

Pourtant, selon la carte interactive du suivi bactériologique de la Ville, à l’exception de Pointe-aux-Trembles, à l’extrémité est de l’île, la qualité de l’eau serait suffisante à peu près partout à Montréal pour permettre la baignade. Il ne manque donc que les aménagements. 

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