L'entrepreneuriat responsable de Boomerang, qui revalorise les résidus brassicoles | 24 heures
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L'entrepreneuriat responsable de Boomerang, qui revalorise les résidus brassicoles

Basile Thisse, directeur logistique de Boomerang
Photo Éric Carrière / Montage Sébastien Dorion

Basile Thisse, directeur logistique de Boomerang

Au Canada, 58 % de la nourriture que l’on produit se retrouve aux ordures, un triste constat que la jeune entreprise Boomerang aimerait voir changer. Son cheval de bataille? Les résidus de brassage de bière.

Chaque année, la quarantaine de microbrasseries de Montréal génère plus de 3000 tonnes de drêches. Ça, ce sont les résidus de grains qui restent, une fois la bière produite. Le problème, c’est qu’ils fermentent rapidement : ils sont donc jetés, compostés ou donnés aux animaux. 

Pourtant, ils peuvent être transformés en une farine très nutritive ! C’est d’ailleurs le projet des quatre jeunes étudiants derrière Boomerang : récolter les drêches directement chez les brasseurs, en faire de la farine et la diriger vers les consommateurs. 

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C’est en septembre 2019 que Mathieu Gauthier et Tangui Conrad (de HEC Montréal) ont uni leurs forces à Alexis Galand et Basile Thisse (de Polytechnique Montréal). Rapidement, c’est le modèle de la coopérative qui s’est imposé à eux. 

«La différence principale pour une entreprise en démarrage se situe dans la recherche de financement, explique Basile Thisse, directeur logistique de Boomerang. N’importe qui peut financer la coop, mais cette personne aura toujours une voix dans l’entreprise. Même si elle investit 10 fois plus d’argent que les autres, elle aura une seule voix. Ça permet de prendre des décisions plus démocratiques et ça respecte davantage nos valeurs.» 

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La gorgée de travers

Un modèle humain pour une mission responsable, donc ! Or, ce qui arrive quand on lance une compagnie à l’automne 2019, c’est que ça se peut qu’on doive la mettre sur pied en pleine pandémie mondiale... 

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Lorsque le coronavirus a frappé, trois des quatre étudiants sont retournés auprès de leur famille, en France et en Belgique. S’ils croyaient que les choses rentreraient rapidement dans l’ordre, ils ont finalement passé six mois séparés les uns des autres. Six mois névralgiques pour l’entreprise...

Pour savoir comment ils sont parvenus à créer leur coopérative tout en étant basés sur deux continents, puis en quoi la bourse Pierre-Péladeau de 100 000 $ offerte par Québecor leur a donné un nouvel élan, je vous encourage à écouter le balado Sur un 10 cents

Chaque jeudi, retrouvez un nouvel épisode du balado Sur un dix cents sur le site du 24 heures.

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