Pensionnats autochtones: des milliers de personnes rassemblées à Montréal | 24 heures
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Pensionnats autochtones: des milliers de personnes rassemblées à Montréal

Image principale de l'article Des milliers de personnes rassemblées à Montréal
Joël Lemay / Agence QMI

Alors que la découverte de tombes près d’anciens pensionnats autochtones de l’Ouest canadien continue d'ébranler le pays, des milliers de personnes se sont rassemblées à Montréal cet après-midi pour rendre hommage aux victimes et aux survivants de ces établissements.  

Joël Lemay / Agence QMI

Joël Lemay / Agence QMI

«C’est la première étape de la guérison», a souligné l’artiste inuk Elisapie Isaac lors d’un discours prononcé durant le rassemblement.  

Elisapie Isaac

Joël Lemay / Agence QMI

Elisapie Isaac

«C’est important que nous puissions nous rassembler, pleurer et parler du fond de notre coeur. Tous les Québécois ont besoin de prendre ce miroir qui est toujours devant nous, les Autochtones. Il faut que vous aussi vous puissiez vous conscientiser [sur les enjeux autochtones] pour que l’on puisse avancer», a-t-elle poursuivi. 

Joël Lemay / Agence QMI

Photo Andrea Lubeck

Les manifestants – ils seraient plus de 10 000 selon les organisateurs – ont commencé à marcher vers la place du Canada vers 15h, après des discours et des cérémonies de tambour. Un convoi de voitures de Kanesatake s’est aussi joint à l’événement. 

Joël Lemay / Agence QMI

Joël Lemay / Agence QMI

Le convoi s’est arrêté au coin de la rue Milton et de l’avenue du Parc, à l’endroit où Raphaël André, un sans-abri innu, est mort de froid en janvier dernier, pour lui rendre hommage. 

Arrivés à la statue déboulonnée de John A. Macdonald, des manifestants y ont accroché une banderole sur laquelle on pouvait lire «Bring our children home» (Ramenez nos enfants à la maison).  

Joël Lemay / Agence QMI

«Nous voulons que les Canadiens reconnaissent à quel point notre peuple a souffert dans le passé et souffre toujours aujourd’hui», a dénoncé Jen Jerome, membre de la communauté micmaque de Gesgapegiag. 

«Se rassembler le 1er juillet est une façon d’honorer et de commémorer les générations de nos peuples qui ont été éliminées sur ces terres volées», a ajouté celui qui se considère comme un survivant du système de protection de l’enfance. 

«Je suis ici aujourd’hui pour m’assurer que le génocide qu’ont subi les Autochtones ne se reproduise plus», a pour sa part expliqué Kevin Daniels, un homme de la nation crie, en Saskatchewan, qui réside à Kanesatake. 

Des personnalités politiques étaient aussi sur place, dont le candidat à la mairie de Montréal Denis Coderre. 

Photo Andrea Lubeck

À Québec, une marche et une vigile en mémoire des enfants disparus, des survivants des pensionnats et de leurs descendants, organisées par l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), s'est tenue à 16h à la place Jean-Béliveau. Plusieurs personnalités y font des allocutions, dont Ghislain Picard, chef de l'APNQL, Régis Labeaume, maire de Québec, Ian Lafrenière, ministre québécois des Affaires autochtones, et des représentants de partis d'opposition.

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