Pourquoi déménage-t-on le 1er juillet? | 24 heures
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Pourquoi déménage-t-on le 1er juillet?

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Joël Lemay / Agence QMI

Au Québec, c’est une tradition bien ancrée: le 1er juillet, on déménage! Mais pourquoi ce phénomène se produit-il uniquement dans la Belle Province et non dans le reste du Canada ou chez nos voisins du Sud? On vous explique.

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Un ménage québécois sur cinq empaquette ses biens pour les déménager le 1er juillet. Et la raison en est fort simple: c’est parce que le gouvernement de Robert Bourassa en a fait une loi. 

Jusqu’en 1974, la date officielle des baux était fixée au 1er mai. Impossible de savoir à quand remonte cette règle, mais le premier Code civil du Canada (1866) mentionne cette date comme terme des baux commerciaux, note le Réseau de diffusion des archives du Québec (RDAQ), dans un article consacré au jour national du déménagement.

Éviter des maux de tête aux parents  

Cependant le fait que l'échéance des baux soit fixée au 1er mai causait des maux de tête aux parents qui devaient déménager et changer leurs enfants d’école quelques semaines avant la fin des classes. 

Aussi un projet de loi relatif au louage des choses a-t-il été présenté et un tribunal des loyers a-t-il été créé pour changer cette pratique. Entrée en vigueur en 1974, la loi prévoyait une période transitoire pour les baux qui se terminaient le 1er mai 1975 en leur accordant une prolongation jusqu’au 30 juin de la même année.

Comme cela simplifiait les choses pour tout le monde, la tradition de l’échéance du 30 juin et du déménagement le 1er juillet s'est installée. La fin du bail est tout de même laissée à la discrétion du locateur et du locataire, fixée d’un commun accord.

La Régie du logement, maintenant nommée Tribunal administratif du logement, est aussi née au passage.

«Il est curieux que la tradition séculaire du déménagement, même après avoir été déplacée de deux mois, soit restée aussi respectée, d’autant plus que, dans d’autres provinces, il n’y a aucune date d’échéance qui régit la pratique du déménagement. La plupart du temps, l’échéance du loyer est la fin du mois et, parfois, il n’y a pas de bail comme tel», note le RDAQ.

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