Exuvie : bonne idée, mauvais timing | 24 heures
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Exuvie : bonne idée, mauvais timing

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Crédit photo : Marc-Olivier Bécotte / Crédit montage: Sébastien Dorion

Justine Richard-Giroux est une agronome spécialisée en élevage d’insectes. Elle est aussi une ex-entrepreneure. Parce que non, le monde des affaires n’est pas fait que d’histoires à succès, même quand l’idée de base est bonne... 

Voir plus loin que l’échec

« Il n’y a pas beaucoup d’entreprises qui passent le cap des cinq ans. C’est important d’entendre des gens qui n’ont pas réussi et de savoir pourquoi... De mettre l’emphase sur des histoires qui ont moins bien tourné pour rendre ça un peu plus humain, je te dirais. » C’est ce que Justine Richard-Giroux me répond, quand je lui demande ce qui la pousse à s’ouvrir sur ses années d’entrepreneure malgré le fait qu’elle a fermé sa compagnie. Et aussitôt, j’admire sa franchise. 

En janvier 2018, Justine Richard-Giroux fonde Exuvie, une entreprise en entomoculture (élevage d’insectes). Elle prend des résidus organiques pour nourrir des larves de mouches. Ses larves deviennent alors très riches en protéines; Justine peut donc les utiliser pour créer des produits destinés à l’alimentation animale. Rien ne se perd, dans ce modèle ! 

L’idée se démarque aussitôt au concours des bourses Pierre-Péladeau, méritant 30 000 $ à la jeune entrepreneure. Malheureusement, aussi bonne soit-elle, l’idée arrive un peu trop tôt...

« Aujourd’hui, on parle beaucoup d’entomoculture, mais quand j’ai commencé, c’était nouveau. C’était comme défricher une forêt au complet ! », se rappelle Justine Richard-Giroux. 

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L’intrapreneuriat

La jeune femme doit alors défricher une forêt, tout en dirigeant une compagnie et en poursuivant ses études universitaires. Un trop gros mandat... « Tout repose sur tes épaules à 100 %, autant le côté financier, que la production, les ressources humaines et le développement des affaires. Ça m’a un peu désenchantée d’être entrepreneure », raconte-t-elle. 

Après des années de travail et de recherche, Justine Richard-Giroux décide donc de mettre fin à l’aventure Exuvie. C’est alors qu’elle découvre les joies d’être intrapreneure : « Tu as plusieurs des qualités et la vision d’un entrepreneur, mais tu les apportes à l’intérieur d’une entreprise. C’est vraiment ça, ma place. »

Pour savoir tout ce que Justine Richard-Giroux a appris en passant d’entrepreneure à intrapreneure, je vous encourage à écouter le balado Sur un 10 cents ! Retrouvez tous les épisodes du balado Sur un dix cents sur le site du 24 heures.

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