Dans l’univers musical de Guillaume Pineault | 24 heures
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Dans l’univers musical de Guillaume Pineault

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Image: Karine Leblanc

Au cours d’une année où les apparitions sur scène se sont faites rarissimes, Guillaume Pineault a pu compter sur la radio pour rester en contact avec son public.

Et il continue tout l’été au micro de Rouge FM en compagnie de Joanie Gonthier et Joël Legendre. Il a aussi lancé Pivot avec Pineault, son podcast qui compte déjà une quarantaine d’épisodes. 

Cet emploi du temps aussi chargé qu’en temps normal le tient éloigné d’un retour en clinique où il a travaillé comme ergothérapeute tout de même quelques années. Tout ça après avoir été un brillant athlète de water-polo...

Si on se fie à la popularité grandissante de ses spectacles, l’humoriste maskoutain semble s’accommoder de ce parcours professionnel atypique qui lui amène bien du matériel pour le stand-up. Idem pour ses goûts musicaux.

 

L’été, les humoristes ont une routine de festival (ComediHa! Juste pour rire, Zoofest), comment t’as vécu un été sans festival en 2020?

J’ai été super chanceux. Quand la pandémie est arrivée, on m’a offert le contrat à la radio l’été. En n’ayant pas de festival, j’étais au moins sûr que je travaillais tous les matins pendant 11 semaines. Aussi, Les Fantastiques ont renouvelé mon contrat à la radio. Et dès que ça a ouvert un petit peu, j’allais faire des shows dans des zones oranges. 

Est-ce que ça te manque d’animer une soirée d’humour?

Ouais vraiment. Animer à Saint Hyacinthe, c’était un gros sentiment d’appartenance. Si tu me demandes si je m’ennuie plus d’animer au Brouhaha à Montréal ou d’animer à Saint Hyacinthe, je vais dire Saint Hyacinthe. C’était ma crowd. 

Tu as un passé d’athlète. Est-ce que tu as des souvenirs musicaux en lien avec des évènements sportifs?

Quand j’étais petit et que je jouais au hockey, mon père en avait pratiquement honte. Il disait: «t’allais pas jouer au hockey pour le sport. Tu allais jouer au hockey pour le fun, puis l’entertainment.» Dans un gros tournoi Pee-Wee, ils mettaient de la musique dans les pauses et je dansais sur la glace. Quand on gagnait, on jouait We Are The Champions de Queen

Au water-polo, on chantait Lean On Me avant les mises au jeu. Ça me drive de la musique avant un sport ou avant un show. 

Est-ce que tu es fan de nouveautés ou de vieux classiques?

Tout ce qui est vieille musique... Je suis un gros fan. CCR et Fortunate Son pour moi, ça vient aussi avec la sortie de l’hélicoptère de Forrest Gump, qui est un de mes films préférés. 

Dans ton podcast Pivot avec Pineault, comment sélectionnes-tu les invités musicaux?

Laurence Nerbonne, c’est ma blonde qui écoutait son album dans l’auto. J’ai fait «mais c’est don’ ben bon!». Je lui ai écrit sur Instagram pour l’inviter. Lynda Lemay, ils m’ont demandé de la roaster à La semaine des 4 Julie. Je l’ai invitée à mon podcast et elle a dit oui. Sara Dufour, c’est vraiment un coup de cœur. 

Qu’est-ce que tu écoutes quand tu fais de la route?

Il faut que ça me rende joyeux. J’ai trois playlists que je passe en loop. J’ai Feeling Good Having A Great Day et Sunny Day, c’est toutes les mêmes tounes, mais pas dans le même ordre! Il y a Natalie Cole, Sam Cooke, Bill Withers. For Once In My Life de Stevie Wonder, I Can See Clearly Now d’Otis Redding

Avec quel autre humoriste t’entends-tu le mieux musicalement?

Avec Jay Fournier qui faisait ma première partie, on a blendé dans nos styles musicaux. Il m’a fait découvrir Logic, Mac Miller. Sinon, ce serait Matthieu Pepper. Il m’a fait découvrir 3 gars su'l sofa et je lui ai fait découvrir Billy Joel

Des albums que tu as écoutés très souvent?  

Quand j’étais jeune, j’allais à la bibliothèque P-A Saint-Germain louer des albums en CD. Je louais toujours Les Colocs et Smash de The Offspring. C’est aussi à la bibliothèque que j’ai découvert Dookie de Green Day.  

C’est quoi ton premier spectacle?

Robert Charlebois. Par contre, mon premier show dont je me suis payé un billet, c’était Reset. En première partie c’était SUBB. J’avais vraiment capoté sur leur toune Mister Gun

Ton groupe préféré depuis longtemps?

Millencolin. Chaque toune qu’ils ont écrite m’a parlé à un moment précis de ma vie. 

Maintenant que tu es dans le milieu artistique, est-ce que tu as rencontré un musicien que tu aimais vraiment beaucoup?

Les Trois Accords. Charles, le drummer, est un gros fan d’humour qui venait beaucoup au Bordel. Quand ils ont joué au Festif! de Charlevoix j’étais là pour faire une capsule pour promouvoir le festival. En première partie, c’était Marjo. J’ai passé le reste du show avec Marjo dans la loge de côté. 

Le meilleur show que tu as vu dans ta vie?

Paul McCartney au Centre Bell. J’étais assis à côté d’Alain Zouvi! Aussi, Anne-Élisabeth (Bossé, sa conjointe) m’a fait découvrir Sigur Rós à la Place des Arts. C’était toute une expérience. Kodaline c’est aussi un autre très très bon show que j’ai vu dans ma vie. 

C’est quoi la toune fétiche de votre couple?

Wouldn't it Be Nice des Beach Boys. C’est vraiment plus Anne-Élisabeth la pro de la musique. On l’appelle DJ Vlimeux dans le char parce qu’elle peut passer n’importe quel répertoire. Ça va de Charlotte Cardin à Boyfriend de Best Coast en passant par Diana Ross, Time After Time de Cyndi Lauper, Iron & Wine ou encore Baltimore’s Fireflies de Woodkid

Pour suivre les activités de Guillaume Pineault, vous pouvez consulter sa page Facebook.

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