Vélos libre-service à Québec: on les a testés dans les côtes de la capitale | 24 heures
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Vélos libre-service à Québec: on les a testés dans les côtes de la capitale

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Guy Martel/Agence QMI

Québec a ses propres «BIXI» électriques. Lancés vendredi, les vélos «àVélo» se multiplieront partout dans la ville au cours des prochaines années. Le 24 heures les a testés dans les pics et vallées de la capitale... non sans difficulté.

À première vue, les «àVélo» ont tout d’un BIXI. Ils sont d’ailleurs conçus par le même fabricant: Devinci, à Saguenay. Le poids de l’appareil, presque devenu une marque de commerce du cousin montréalais, saute lui aussi aux yeux.

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Photo Stevens LeBlanc

C’est donc avec incertitude qu’on s’est rendus en Basse-Ville de Québec vendredi... en sachant qu’on devrait faire le chemin inverse pour se rendre au bureau.

Sur terrain plat, les vélos en libre-service du Réseau de transport de la Capitale (RTC) nécessitent peu – ou pas – d’effort. En troisième vitesse – sur trois –, ils peuvent aller jusqu’à 32 km/h et se rendent le temps de le dire à 20 km/h. 

Guy Martel/Agence QMI

Pour répondre aux deux jeunes garçons qui nous ont interpellés lors de notre passage en Basse-Ville: non, le vélo n’avance pas tout seul. Il faut quand même pédaler (quoique ça serait génial...). 

Le moteur électrique d’un àVélo a une autonomie d’environ 70 km. Ceux qui craignent de manquer de jus n’ont qu’à jeter un coup d’oeil sur le petit écran intégré dans le guidon. L’état de la batterie y est indiqué.

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Bon. On sait pourquoi vous êtes ici. Est-il possible de gravir les fameuses côtes de Québec avec l’assistance du moteur électrique des àVélo? Oui... et non.

Guy Martel/Agence QMI

N’écoutant que notre courage, on est allés au bas de l’avenue de Salaberry, l'une des côtes les plus intimidantes de la capitale, qui relie la Basse-Ville et la Haute-Ville de Québec. Les cyclistes les plus aguerris la finissent en «danseuse» et les moins habitués, à la marche, le vélo sur la hanche.

Avec un élan, la première moitié de la montée se fait bien. Le moteur électrique donne du sien pour propulser l’usager après ses premiers coups de pédales.

Alerte au divulgâcheur, par contre: dans une côte à 50 mètres de dénivelé, ce n’est pas donné à tout le monde de se rendre en haut. L’auteur de ces lignes a fini la montée en marchant à côté de son véhicule.

Il y a évidemment des solutions de rechange. La côte de la Potasse et la côte d’Abraham, à l’ouest, en sont des exemples. Le vélo file d’ailleurs à bonne vitesse dans des montées plus raisonnables, a-t-on pu constater.

Or, pour ceux qui veulent emprunter un àVélo pour revenir chez eux, dans Montcalm, après une soirée arrosée dans Saint-Roch, bonne chance. De notre côté, les mollets n’ont pas tenu.

Le saviez-vous?   

Photo Stevens LeBlanc

Avec 1000 vélos à terme, la flotte du RTC doit atteindre une capacité d’environ 1 vélo pour 500 habitants. À Montréal, c’est plus ou moins 1 BIXI pour 200 habitants.

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