Des vagues de chaleur tous les «5 à 10 ans»? | 24 heures
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Des vagues de chaleur tous les «5 à 10 ans»?

Le village de Lytton a été ravagé par les flammes après l'épisode caniculaire de juin.
Photo AFP

Le village de Lytton a été ravagé par les flammes après l'épisode caniculaire de juin.

Bouleversements d’une rare intensité, les vagues de chaleur extrême comme celle qu’a connue la Colombie-Britannique en juin risquent de se multiplier. Si bien qu’elles pourraient apparaître tous les «cinq à dix ans», selon une étude.

Cette projection découle d’une première analyse des vagues de chaleur enregistrées dans l’ouest du continent nord-américain

Le document, intitulé Rapid attribution analysis of the extraordinary heatwave on the Pacific Coast of the US and Canada June 2021, confirme que les épisodes de chaleur extrême qui ont frappé l’Ouest canadien et une partie des États-Unis le mois dernier auraient été 150 fois moins probables sans l’implication humaine.

La Colombie-Britannique a encaissé, en juin, les températures les plus élevées de son histoire. Le 30 juin, le mercure a grimpé jusqu’à 49,6 °C dans la ville de Lytton, un record absolu pour le Canada.

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Il est estimé que la planète est déjà 1,2 °C plus élevé qu’à l’ère préindustrielle. Si le monde pesait sur «pause», une vague de chaleur extrême d’une violence similaire à celle observée à la fin juin se reproduirait une fois tous les mille ans.

Sauf que le globe continue de se réchauffer. Aux dernières nouvelles, c’est dans les années 2040 que la température globale atteindra l’indésirable plateau des 2 °C au-delà de l’ère préindustrielle.

À cette température, les probabilités de canicules extrêmes augmenteraient exponentiellement. Au point où elles pourraient se répéter tous les cinq à dix ans, estiment les auteurs de l’étude parue sur le site de la World Weather Attribution, un regroupement international de centres de recherche sur le climat.

«Nous avons l’impression d’en savoir beaucoup moins sur les vagues de chaleur aujourd’hui qu’il y a deux semaines, a mentionné l’un des auteurs de l’analyse, Geert Jan van Oldenborgh, en entrevue avec le quotidien britannique The Guardian. Nous sommes très inquiets de la possibilité que ça se répète ailleurs, mais c’est dur de le dire pour le moment.»

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