Dans l'univers musical de Didier Lambert | 24 heures
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Dans l'univers musical de Didier Lambert

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Avant de se consacrer à l’humour, Didier Lambert a exploré bien des manières de fouler la scène. Il a longtemps fait un malheur dans bien des ligues d’impro montréalaises.

Celui qui revient à la barre de l’émission Le Télétoon show l’hiver prochain recommence à présenter son spectacle Swell à souhait dont les représentations s’étaient interrompues en 2020 pour les raisons qu’on connaît.   

Comme il aime bien agrémenter ses numéros de chansonnettes déjantées, Didier Lambert démontre bien l’importance qu’occupe la musique dans sa vie et dans son écriture. 

Rencontre avec un comique qui a plus d’une corde à son ukulélé. 

Tu as fait de l'impro pendant longtemps. Ça a été quoi le déclic qui t'as fait passer à l'humour?

J'ai étudié en théâtre. J'avais un besoin d'être sur la scène. Mais tu ne peux pas gagner ta vie en ne faisant que de l'impro. C'est Olivier Martineau en fait qui m'a lancé le défi. Il m’a invité à sa soirée à Sainte-Thérèse.

Est-ce que t'as arrêté l'impro quand tu as commencé à faire de l’humour?

J'ai essayé d'en faire encore un peu. Et à un moment donné, je trouvais ça absurde qu'on soit trois trentenaires en petite boule, en jogging, en train de s'imaginer des affaires artificielles dans le vide. Quand t'es rendu là, c'est peut-être signe qu'il faut arrêter. 

Est ce qu’il y a une chanson que tu associes à un souvenir précis d’impro?

À la LIM (Ligue d’improvisation montréalaise), Pascal de Decker, le maître de jeu, avait fait jouer Un homme heureux de William Sheller pour qu’on en fasse une impro. (Chantant) «Pourquoi les gens qui s'aiment sont-ils toujours un peu les mêmes...» Je suis allé faire un gars qui enregistre une vidéo pour sa blonde. Il se pend à la fin. Mes parents étaient dans la salle. J’étais fier de ma dramatique. 

Tu joues souvent de la musique dans tes numéros. Aurais-tu voulu devenir musicien professionnel?

Il y a eu un temps où je voulais être humoriste, comédien, chansonnier, animateur, radio... Je me disais que je pourrais être chansonnier et faire des sketchs à travers tout ça un peu à la Michel Rivard. Ou Yvon Deschamps qui fait des monologues, mais qui crée aussi des chansons. J'avais composé 3-4 tounes. Il y en avait peut-être une de bonne. 

Dès tes débuts en humour, c'était prévu qu'il y ait un côté musical?

J'ai toujours aimé le côté musical. Sauf que je trouvais qu'une guitare c'était trop gros. Je me suis dit qu’un ukulélé, ça allait être le fun. Il y en avait un chez ma sœur. Je m’étais mis à gratouiller dessus. Je suis allé m'en acheter un. Puis je m’en suis acheté un autre, puis un autre, puis un autre. Là, j'en ai peut-être quatre chez nous, mais c’est toujours le même modèle. (Rires) 

Quand tu es sur la route, qu'est-ce que tu aimes écouter?

J'ai souvent des playlists de Québécois ou de chanson française avec Renaud, Thomas Fersen, Zebda, Vincent Delerm, Bénabar

Et les Québécois sur ta liste de lecture, c’est qui?

Ça va de Isabelle Pierre (chantant) «Le ciel est bleu... Le temps est bon. J'ai des amis qui sont aussi des amoureux....» Daniel Bélanger, Jean Leloup, Karkwa, Malajube

Une chanson qui te rend de bonne humeur en toute circonstance?

C'est un peu con, mais une chanson qui me fait me sentir bien c’est Going To A Town de Rufus Wainwright. C’est super en mineur, c’est vraiment down. Ou Allô maman bobo d’Alain Souchon. (Chantant) «Allô maman bobo... Maman, comment tu m'as fait? J'suis pas beau...» 

Est-ce qu’il y a un album que tu ne t’es jamais lassé d’écouter ?

Ok Computer de Radiohead, Automatic for the People de R.E.M., Fashion Nuggets de Cake, Rêver mieux de Daniel Bélanger

Une chanson qui te rappelle ton adolescence?

Losing My Religion de R.E.M. Hey Jude des Beatles Au départ la chanson était pour Julian Lennon, Hey Jules... C’est pour ça que mon gars s'appelle Jules. 

Une chanson dont tu préfères la reprise à l'originale?

Rufus (Wainwright) est pas mal bon dans les reprises. Sa version de Je suis venu te dire que je m'en vais est extraordinaire. L'originale (de Serge Gainsbourg) est bien bonne, mais sa reprise est vraiment très cool. Hallelujah, qu’il reprend aussi, je l'aime beaucoup. 

Une chanson que tu chantes en duo en karaoké? Et avec qui, si ce n'est pas trop indiscret...

Place des grands hommes de Patrick Bruel que je fais assez souvent avec Olivier Martineau. Chaque fois, il ne s'en rappelle pas. Alexandrie, Alexandra de Claude François avec Kim Lévesque Lizotte. Des tounes de Didier Barbelivien avec Jean-Thomas Jobin. Du Julien Clerc (chantant): «Ce n'est rien... Tu le sais bien, le temps passe. Ce n'est rien...» 

Puis un groupe séparé, que t'aimerais revoir ensemble?

Les Beatles, mais il y en a deux de morts. Sinon, Malajube. 

Un chanteur ou une chanteuse dont la mort t'a vraiment affectée?

Claude Léveillée. Un an avant sa mort, j'étais allé voir un show au Franco qui lui rendait hommage. C'était bien beau. 

À quoi ressemble le reste de ton été artistiquement parlant?

Je vais faire des shows à ComediHa!. Des shows extérieurs à Juste pour rire. Aussi, avec Neev, on fait des 30 minutes à Juste pour rire. Puis on a un numéro en duo qu'on fait à ComediHa! qui va être musical justement.  

Pour suivre les activités de Didier Lambert, vous pouvez consulter le facebook.com/didier.lambert.16.

Écoutez la liste de lecture Didier Lambert.