Pokémon GO: 5 ans après son lancement, ces trois passionnés ne peuvent passer une journée sans jouer | 24 heures
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Pokémon GO: 5 ans après son lancement, ces trois passionnés ne peuvent passer une journée sans jouer

Alexandre Dubois, de Blainville, joue à Pokémon GO depuis cinq ans et parcourt le centre-ville de Sainte-Thérèse avec son téléphone à la recherche de Pokémon.
Alex Proteau/24 heures

Alexandre Dubois, de Blainville, joue à Pokémon GO depuis cinq ans et parcourt le centre-ville de Sainte-Thérèse avec son téléphone à la recherche de Pokémon.

En juillet 2016, des millions de personnes à travers le monde téléchargeaient sur leur téléphone le jeu Pokémon GO et parcouraient leurs quartiers à la recherche de Pokémon rares. À l’occasion d’un grand événement international réunissant les plus grands adeptes de ce jeu samedi et dimanche, on a rencontré trois joueurs qui ne passent pas une journée (ou presque!) sans jouer.

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Jouer autant dans un bus de la STM qu'à Londres  

Au cours des dernières années, Donatien Bourquin, 33 ans, a parcouru quelques parties du globe. Que ce soit en Nouvelle-Zélande, à Londres ou ici à Montréal, le natif de France a toujours ouvert son application Pokémon GO!

«C’est très, très rare les jours que je n’y ai pas joué», concède-t-il.

Donatien Bourquin

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Donatien Bourquin

Cinq ans après ses débuts, il consacre entre 30 et 45 min par jour à son jeu, la plupart du temps dans l’autobus, lors de ses aller-retour au travail.

«Le jeu n’a jamais cessé de se renouveler. Il y a maintenant des événements périodiques qui créent des échanges et des interactions», explique celui qui apprécie le «superbe esprit» de solidarité entre les joueurs. 

Il y voit aussi une façon d’explorer son quartier, dans l’arrondissement de Ville-Marie, à Montréal.

Aujourd’hui, Donatien «n’envisage pas du tout d’arrêter». «C’est une part de ma routine et mon petit moment à moi pour m’échapper», dit celui qui qualifie les bons joueurs de «ratoureux» et de «stratégiques».

Sa plus belle prise: un Moltres, soit un Pokémon rarissime qualifié de «parfait» en raison de ses atouts. 

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Jouer pour l’entraide et la communication  

Résidant à Blainville, dans les Laurentides, Alexandre Dubois ne peut plus se passer de Pokémon GO. Depuis juillet 2016, il vagabonde dans le centre-ville de Sainte-Thérèse, dans les Laurentides, et au Centre de la nature, à Laval, à la conquête des Pokémon les plus rares.

Alexandre Dubois

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Alexandre Dubois

«On rêvait tous d’avoir un Pikachu, un Charmander pour vrai. Ce jeu-là permet, d’une certaine manière, de réaliser notre rêve», confie-t-il.

Après y avoir consacré de nombreuses heures depuis le début, Alexandre souhaite transmettre ses connaissances sur l’univers. Il garde d'ailleurs un bon souvenir de la fois où il a aidé un jeune garçon à trouver un Pokémon rare.  

Pour lui, l’accessibilité du jeu explique en partie son succès. «Ça te prend un téléphone, des données. Le jeu peut être téléchargé gratuitement», explique-t-il.

«Plus jeune, je restais dans mon coin et je gamais tout seul. Ce jeu-là est un jeu vidéo qui me permettait de sortir de chez nous, de rencontrer du monde et de leur parler. Aujourd’hui, la plupart de mes meilleurs amis sont des joueurs de Pokémon GO», se réjouit-il.

Grâce à ce jeu, il dit avoir «beaucoup appris sur l’entraide et la communication».

Sa plus belle prise: un Rayquaza 98% Chromatic.

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Une communauté adepte de Pokémon GO au Saguenay  

Caroline Jourdan

Courtoisie

Caroline Jourdan

Caroline Jourdan, 42 ans, se souvient du 18 juillet 2016 comme si c’était hier. C’était la première fois qu’elle jouait à Pokémon GO. Depuis, celle qui œuvre comme anesthésiologiste à l’hôpital de Jonquière joue environ une heure quotidiennement.

«Moi, ce que je préfère, c’est organiser des échanges pour obtenir des Pokémon rares ou régionaux lorsque je voyage à l’étranger», souligne celle qui s’implique aussi dans la communauté du Saguenay.

Son amour pour cet univers l’a même menée à voyager. En 2019, elle a participé au Pokémon GO Fest 2019, à Chicago, le rassemblement par excellence pour les adeptes du jeu. Caroline avait même séjourné dans une auberge de jeunesse accompagnée d’une Québécoise qu’elle ne connaissait pas à l’époque. «Si ça n’avait pas été de Pokémon, je ne l’aurais jamais rencontrée», dit celle qui s’est fait une très bonne amie.

Ses plus belles prises: les 200 Ronflex qu’elle a capturés.

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Pokémon GO en chiffres  

Nombre de joueurs actifs: environ 150 millions (2020)
Revenus en 2020: 1,3 milliard $ US
Revenus depuis le lancement: 5 milliards $ US

Sources: Niantic et Superdata

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