L’assurance locataire, une pratique pas obligatoire, mais (très) utile | 24 heures
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L’assurance locataire, une pratique pas obligatoire, mais (très) utile

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Photomontage: Alexandre Pellet

Vous venez de déménager, vous avez des boîtes par-dessus la tête et voilà qu’une nouvelle responsabilité vous tombe dessus : le choix de votre assurance habitation en tant que locataire. Bien qu’elle ne soit pas obligatoire au Québec, il est peu recommandé de s’en priver et on vous explique pourquoi.

En 2017, 37% des locataires québécois n’étaient pas assurés, selon des données du Bureau d’assurance du Canada (BAC). Et pourtant! Quelques soumissions suffisent pour montrer qu’une assurance locataire, c’est très abordable. En 2019, la prime moyenne d’assurance pour un locataire était de 311 $ pour un an, toujours selon le BAC. En revanche, le coût moyen d’un sinistre pour un locataire s’élève à 7 389 $. 

Bien que le propriétaire de l’immeuble où vous habitez a l’obligation d’être assuré, son assurance ne protège pas vos biens personnels en cas de feu, dégât d’eau ou vandalisme. 

«On pense souvent posséder peu, notamment quand on s’est meublé en seconde main ou qu’on nous a donné des choses pour notre installation. Il faut penser à tout chiffrer : les meubles, l’électronique, la vaisselle, les draps, les vêtements de toute saison... Le total peut vite monter», explique la conseillère principale en communication au Bureau d’assurance du Canada, Pauline Triplet.

Pour calculer ce qu’on possède, on peut remplir l’inventaire des biens. Cela permet de déterminer le bon montant d’assurance à inscrire au contrat.

D’ailleurs, si vous vous posiez la question, un propriétaire d’immeuble peut tout à fait exiger l’assurance-habitation si c’est consenti à la signature du bail, confirme Valérie Thibodeau, vulgarisatrice juridique notaire chez Éducaloi. 

La responsabilité civile, c’est quoi ça?

L’assurance locataire ne couvre pas seulement vos biens, mais aussi les dommages que vous pourriez causer à vos voisins ou à l’immeuble. C’est là que la responsabilité civile entre en jeu. 

«Si un assuré est tenu responsable de dommages non intentionnels, comme l’oubli d’un rond de cuisinière allumé déclenchant un incendie qui cause des dommages à l’immeuble, l’assurance locataire couvrira ses frais en responsabilité civile si le propriétaire lui demande de rembourser», donne en exemple Pauline Triplet. 

Dans le pire des cas, un locataire qui ne possède pas d’assurances et qui est tenu responsable des dommages pourrait même devoir payer les frais de justice de sa propre poche s’il est poursuivi, rappelle Valérie Thibodeau. 

Même locataire, toutes les raisons sont bonnes pour souscrire à une assurance habitation. De grands dégâts sont si vite arrivés! Pour en apprendre plus sur l’assurance habitation, c’est ici. 

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