Jeux olympiques : nombre record d'athlètes LGBTQ+ et premiers Jeux paritaires | 24 heures
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Jeux olympiques : nombre record d'athlètes LGBTQ+ et premiers Jeux paritaires

Image principale de l'article Nombre record d’athlètes de la communauté LGBTQ+
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Plus de 120 athlètes de la communauté LGBTQ+ participeront aux Jeux olympiques de Tokyo, ce qui en fait l’édition la plus inclusive de l’histoire à ce niveau, selon un rapport compilé par le site Outsports.

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Il s’agit d’une augmentation significative par rapport aux 56 athlètes LGBTQ+ recensés par Outsports lors des Jeux de Rio en 2016 et aux 23 athlètes des Jeux de Londres en 2012.  

La liste comprend des athlètes d’au moins 25 pays. Les États-Unis mènent le bal avec 31 athlètes tandis que le pays hôte fait figure de cancre avec... aucun athlète.  

Une première athlète ouvertement trans  

Les Jeux de Tokyo marquent aussi la première participation d'une athlète ouvertement transgenre, avec la présence de l’haltérophile néo-zélandaise Laurel Hubbard.

Laurel Hubbard

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Laurel Hubbard

Depuis les Jeux d’Athènes en 2004, les athlètes dont l’identité de genre est différente de leur genre assigné à la naissance sont autorisés à participer aux épreuves dans la catégorie du genre auxquels ils s’identifient, mais en pratique aucun pays n’avait encore envoyé d’athlètes transgenres. 

Il faut dire que jusqu’à 2015, plusieurs conditions s’appliquaient à ces athlètes : ils devaient notamment changer chirurgicalement de sexe après avoir suivi deux ans de thérapie hormonale pour obtenir le droit de participer aux épreuves.  

Maintenant, l’opération n’est plus requise et il n’y a plus de restriction pour les athlètes passant de femme à homme.  

Ceux passants d’homme à femme, comme Laurel Hubbard, doivent cependant prouver que leur taux de testostérone est en dessous d’un certain seuil depuis au moins un an avant leur première compétition.   

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Le Japon en retard  

Les militants et les athlètes LGBTQ+ avaient espéré que les Jeux, dont la charte interdit «toute forme de discrimination», seraient un catalyseur pour que le gouvernement japonais agisse contre la discrimination à l’égard de la communauté, mais en vain. 

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Le Japon demeure très en retard sur ces enjeux. Le mariage homosexuel n’est pas légalisé, la reconnaissance juridique des couples de même sexe est limitée et il existe peu de protection contre la discrimination sur les lieux de travail ou en public.  

La loi japonaise exige également que les personnes transgenres soient stérilisées chirurgicalement si elles souhaitent une reconnaissance légale de leur identité de genre. 

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Des Jeux paritaires   

Il s'agit par ailleurs de la première fois que des Jeux olympiques sont paritaires. «Près de 49 % des athlètes participants seront des femmes, conformément au quota alloué par le Comité international olympique (CIO). Il s'agira des premiers Jeux de l'histoire à respecter le principe de l'équilibre entre les sexes», indique le CIO dans un communiqué. 

C’est également la première fois que les comités de chaque pays devront comporter au moins un athlète de chaque sexe.  

L’ajout du penchant féminin de certains sports, comme le canoë féminin, permet l’atteinte de ces chiffres.  

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Tout n’est pas parfait : rappelons que Yoshiro Mori avait dû démissionner de son poste de président des Jeux en février dernier après avoir tenu des propos sexistes sur la présence des femmes dans les conseils d’administration.  

D’après le Bureau de l’égalité des sexes, le Japon est le moins bien classé des pays du G20 dans ce domaine – 110e mondial. Le gouvernement japonais ne compte que deux femmes.  

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