Dubaï crée de la fausse pluie pour combattre la chaleur extrême | 24 heures
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Dubaï crée de la fausse pluie pour combattre la chaleur extrême

Image principale de l'article Création de fausse pluie pour combattre la chaleur
Photo AFP

Mère nature a perdu une partie de ses droits à Dubaï. La métropole des Émirats Arabes unis (ÉAU) a trouvé un moyen de créer de la fausse pluie pour combattre la chaleur extrême, rapporte le média anglais UNILAD.

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Pour ce faire, les drones ont commencé à survoler la ville de Dubaï dans les derniers jours en envoyant des charges électriques aux nuages, ce qui fait augmenter le nombre de gouttelettes. Une bonne quantité de pluie s'ensuit. 

Aux ÉAU, la température moyenne peut parfois aller jusqu’à 50 degrés, avec des précipitations moyennes à très basses de 68 millimètres par année. À titre de comparaison, les précipitations moyennes au Québec sont de 1283 milimètres par année. 

«Ce que nous essayons de faire, c'est de rendre les gouttelettes à l'intérieur des nuages ​​suffisamment grosses pour que, lorsqu'elles tombent du nuage, elles survivent jusqu'à la surface», a indiqué au média UNILAD Keri Nicoll, une des chercheuses du projet. 

Photo courtoisie

Le pays a donné pas moins de 15 M$ à neuf projets différents avant d’assister à la mise en place de cette réalisation. 

Les drones semblent avoir réussi leur mission alors que de fortes précipitations ont été recensées dans les derniers jours à Dubaï. D’autres zones du pays ont aussi été touchées par les pluies diluviennes. 

En ce temps-ci de l’année, la riche ville du Moyen-Orient ne note habituellement aucune journée de pluie avec des températures moyennes de 41 degrés. 

Des inondations spontanées   

Ce projet de drones contrôlant la nature a été amorcé vers la fin de 2019, où des expérimentations ont été effectuées dans le ciel de Dubaï, explique le média Wired

Et ça n’a peut-être pas été effectué sans impact environnemental. Au même moment, Wired rapportait que la population locale pataugeait dans les rues et que de l’eau s’écoulait dans les escaliers mécaniques du célèbre Centre commercial de Dubai. 

AFP

«C'est vraiment difficile de [lier directement l'augmentation des précipitations à l'ensemencement des nuages]», a déclaré Jeffrey French, professeur adjoint de sciences atmosphériques à l'Université du Wyoming aux États-Unis. 

«Au cours des 60 dernières années, les gens ont essayé de lier directement les précipitations à l'ensemencement des nuages. Et le problème, d'un point de vue statistique, c'est qu'il y a tellement de variabilité naturelle dans les précipitations ; en particulier dans les nuages ​​​​plus chauds, comme ceux qu'ils essaient de semer aux Émirats arabes unis, il y a beaucoup de variations qui se produisent naturellement et que nous, les scientifiques, ne pouvons pas nécessairement expliquer.»

Néanmoins, un météorologiste au National Center of Meteorology des ÉUA, Suffian Farrah, avait expliqué que les inondations n’étaient pas en lien avec les tests. 

«Nous ne faisons qu'augmenter la quantité de pluie ; nous ne créons pas d'inondations. Il y a même certains nuages ​​que nous évitons d'ensemencer, car il serait trop dangereux pour l'avion de les pénétrer», s'était-il alors défendu à Wired.

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