Dans l’univers musical de Michelle Desrochers | 24 heures
/pop

Dans l’univers musical de Michelle Desrochers

Image principale de l'article Dans l’univers musical de Michelle Desrochers

La jeune humoriste fraîchement sortie de l’École nationale de l’humour a connu un été fulgurant. Ses apparitions au Festival Juste pour rire lui ont valu bien des éloges.

Et Michelle Desrochers n’excelle pas que sur scène. Elle connaît bien les rouages des médias sociaux et sait s’en servir pour faire part de son univers délirant. 

Du côté de la télévision, les projets ne manquent pas non plus. Son spectacle solo se perfectionne au gré des prestations de plus en plus nombreuses qu’elle donne un peu partout. 

Se réserve-t-elle du temps pour écouter de la musique ? Bien sûr. 

Durant la pandémie, les humoristes ont joué dans des conditions particulières. Ça fait quoi de revenir à la normale?

C’est peut-être parce que je suis en début de carrière, mais moi j’ai vraiment embarqué dans la pandémie. J’ai fait de la scène même quand c’était sur Zoom, en formule hybride. J’ai essayé de me «réinventer» comme on dit. Je suis juste contente de retrouver le monde mais j’ai trouvé mon plaisir autrement dans ces contrats-là. 

Ça a été quand le premier show où t’as vraiment mieux senti la présence du public?

Il y a deux semaines, je suis arrivé pour faire mon show à Québec. Quand je suis arrivé sur scène, j’ai vu que les gens n’avaient pas de masque. Je l’ai appris au même moment! Ça a été un moment magique. Ça faisait un mois que je disais au monde: «si vous me trouvez drôle, dîtes-le à vos sourcils.» 

T’es une joueuse d’impro. Est-ce que t’as un souvenir musical lié à l’impro?

À la CIA (Coalition des Improvisateurs Anonymes), j’avais fait un genre d’impro rap à la Diam’s avec un autre chanteur expérimenté qui faisait le refrain. C’était super cool. 

Est-ce qu’il y a un parolier, une parolière, que tu apprécies particulièrement?

J’ai un amour profond pour Fred Pellerin. Souvent les gens vont penser à lui pour ses contes, mais moi j’adore sa musique. Tous ses albums. Après ça dans mes classiques plus quétaines, il y a du Nicole Croisille, Joe Dassin. Mais je ne sais pas quelle part ces artistes-là prenaient dans l’écriture de leurs chansons. C’est sûr que Jean Leloup, c’est un incontournable. 

Dans ta chambre, avais-tu des posters de groupe, chanteuses ou chanteurs?

Non. Mes goûts musicaux sont influencés par mes parents. J’aimais beaucoup France D’amour, Laurence Jalbert, Marjo, Wilfred LeBouthillier. J’étais pas le genre à avoir un poster de Laurence Jalbert dans ma chambre. 

Tu écoutes encore ça aujourd’hui?

Oui, il y a comme un roulement. À l’âge adulte, j’ai gardé ce quétaine-là dans mes playlists quand j’ai besoin de pleurer. Au cégep, il m’est venu un amour du rap et de la musique «violente», l’afro-trap, le dub et tout ce qui implique de la «bass». C’est comme une belle contradiction, mes playlists. 

Quels albums d’humour as-tu le plus écouté?

Comme tout le monde, François Pérusse. Aussi les musiques des Denis Drolet. Chez nous, ça roulait en boucle. Chez nous on avait la cassette des Grandes Gueules, la cassette de Rock et Belles Oreilles. Pis même si c’était des vieux référents, c’est comme si ça nous parlait aussi. Il fallait que tu embarques dans la joke. 

C’est quoi le plus gros show de musique que tu as vu?

J’ai pas vu énormément de concerts dans ma vie. Mais un moment donné je suis allé voir MHD, c’est de l’afro-trap. Ça a fini en émeute. Il a fallu qu’on quitte tous en courant pendant l’intervention policière. Ça a été une de mes expérience de concerts les plus marquantes. 

As-tu une toune spéciale pour ton entrée sur scène?

Je suis nulle avec ça parce que j’aime la musique à cause des mots, à cause du sens. Ce que ça prend pour un walk-in, c’est un rythme qui rentre fort. Souvent, c’est rock les entrées. Mais moi j’ai vraiment une aversion pour le rock. Je déteste ça. Mais là, j’rentre sur Pump Up The Jam. J’aime ben ça. 

Un album dont tu ne t’es jamais lassée d’écouter au complet?

Jean Leloup ça a été mes premières expériences d’album à écouter du coup début à la fin. L’album avec Les fourmis, Je joue de la guitare. Aussi Radiohead, ça a été une de mes premières expériences d’écouter un album au complet. Parce que j’avais pas trop cette culture-là. 

Ton dernier coup de cœur en musique?

Dans le rap québécois, j’aime Dead Obies, j’aime Alaclair, Fouki, Loud... Mais je ferais un petit shout out à Marie-Gold. J’aimais déjà Sarahmée. J’aimais déjà beaucoup Diam’s et Keny Arkana. J’aime bien le rap féminin. 

Ce serait quoi ton coup de cœur côté podcast?

Couple Ouvert, le podcast de Thomas Levac avec sa conjointe Stéphanie Vandelac. Ils ont le don d’amener les gens ailleurs en entrevue. Je pense que ça a été une révélation pour tout le monde. Il y a aussi Charles Beauchesne et Les pires moments de l’histoire. Je me le suis tapé parce que je fais des parodies de podcast avec des chats. 

À quoi ressemble le reste de ton été?

Je viens de faire un gala Juste pour rire et le gala ComediHa! s’en vient le mois prochain. J’ai déjà capté Corde raide avec Christine Morency qui va passer à Z. On est en train de finir Dans ma tête, l’émission de Patrick Groulx. Je reviens aussi à Roast Battle.  

Pour suivre ses activités, rendez-vous sur la page Facebook de Michelle Desrochers.

Écoutez sa liste de lecture.

 

À lire aussi

Et encore plus