Trois lieux qui témoignent du passé industriel de Montréal à visiter à la marche | 24 heures
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Trois lieux qui témoignent du passé industriel de Montréal à visiter à la marche

Image principale de l'article Le passé industriel de Montréal à la marche
Joël Lemay / Agence QMI

Le passé industriel de Montréal est impossible à ignorer : si on est attentif aux détails, on le devine dans ses ruelles, son architecture ou encore le long de ses voies ferrées.

Ces morceaux d'histoire confèrent à la ville une identité que l'on ne retrouve nulle part ailleurs au Québec. Ils sont un fragment de l’âme des milieux de vie que l’on teinte aujourd’hui de nos quotidiens. Véritable moteur de développement – et trop souvent de saccage –, l’ère industrielle et ses grands chambardements se ressentent ainsi encore un peu partout dans les quartiers centraux : voici trois lieux où en explorer les traces. 

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1. Dans la Petite-Bourgogne 

Métro le plus près : Lionel-Groulx

Joël Lemay / Agence QMI

La Petite-Bourgogne compte parmi les premiers bastions industriels de Montréal et raconte une histoire en chapitres de la métropole. Construit au rythme du canal Lachine et de son chantier naval, le quartier porte aujourd’hui les couleurs des communautés qui y ont pris racine au fil des décennies. Ses rues et ses pâtés de maisons bigarrés témoignent de la rencontre des identités de la ville : des notables canadiens-français à tout un pan de la communauté noire de Montréal, en passant par les immigrants irlandais arrivés au détour des famines et des conflits du 19e siècle. 

Joël Lemay / Agence QMI

S’y balader de nos jours, c’est donc aller au-devant de l’éclectisme de la métropole. C’est se frotter à un patchwork communautaire qui témoigne des grandes résistances face aux rénovations urbaines qui ont caractérisé l’ère Jean Drapeau, pour le meilleur et pour le pire. C’est marcher dans les pas de celles et ceux qui ont écrit une partie de l’histoire de la ville.

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2. La piste des Carrières 

Métro le plus près : Rosemont

Joël Lemay / Agence QMI

L’histoire de Montréal est intimement liée à celle des chemins de fer. Construits le long du fleuve et en plein cœur de l’île, ces tracés métalliques se posent aujourd’hui comme des cicatrices dans la ville, forçant les détours malgré les revendications constantes des résidents et des pouvoirs publics. 

Joël Lemay / Agence QMI

 

La piste des Carrières en longe justement un. La parcourir à pied, c’est donc se heurter à cette finitude dans la ville. C’est aller à la rencontre de ces limites physiques qui morcellent le territoire, tout en en révélant les possibles. C’est vivre les impasses et observer comment certains les contournent, en se faufilant dans les ouvertures faites dans la clôture, fruits des envies et efforts répétés de celles et ceux qui habitent de bord en bord de la voie. C’est tomber sur des trésors, comme les œuvres éphémères posées ici et là par les artistes des environs. C’est conjuguer le passé au présent, au rythme des multiples appropriations poétiques croisées le long de la track

3. Les ruelles d'Hochelaga-Maisonneuve (et d'ailleurs) 

Métro le plus près : Préfontaine (mais il y en a partout!)

Joël Lemay / Agence QMI

 

Ce ne sont pas toutes les grandes villes qui ont des ruelles comme Montréal, au contraire. Elles sont un héritage britannique et un legs du passé industriel de la ville ; leur présence témoignant généralement des anciennes activités manufacturières qui ont caractérisé l’économie de la métropole au cours du 19e siècle. C’est ce qui explique leur forte concentration dans les anciens faubourgs comme Le Plateau-Mont-Royal ou Hochelaga-Maisonneuve.

Et c’est ce qui rend leur réhabilitation depuis quelques années encore plus spéciale : de voies de transit et de déchargement, elles sont devenues des oasis urbaines. 

Joël Lemay / Agence QMI

Théâtre du quotidien des quartiers, les ruelles – vertes ou non – s’offrent de plus en plus comme une seconde trame de rues, sorte de réseau parallèle où les piétons sont rois. Situé à mi-chemin entre l’espace public et son pendant privé, ce fin quadrillage, qui s’étend tout de même sur plus de 475 km, aux quatre coins de la ville, propose aux passants un coup d’œil singulier sur les quartiers centraux qu’il tapisse.