Dans l’univers musical de Coco Belliveau | 24 heures
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Dans l’univers musical de Coco Belliveau

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L’humoriste devenue une figure montante des joutes rap des WordUP! Battles passe un été bien rempli... et l’automne ne devrait pas lui accorder de répit non plus.   

  • Image : Sébastien Dorion (d'après une photo d'Émilie Lapointe)      

Disposant d’une formation de comédienne et d’un bon bagage littéraire, il semblait tout naturel que Coco Belliveau participe au Combat aux mots présenté dans le cadre du festival Fierté Montréal le 10 août prochain. La reprise des spectacles en contexte post-pandémique devrait également la ramener à l’avant de la scène à bien des occasions au cours des semaines à venir.

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Sa créativité bouillonne même du côté du rap avec ses participations récurrentes aux événements WordUP! Battles. Elle diffuse aussi quelques pièces rap de son cru sur ses différentes plateformes.  

Aimerais-tu faire un spectacle qui réunirait le stand-up, le rap et ton côté comédienne?

En 2020, le but c’était de faire un spectacle qui avait un genre de semi-album dedans, mais ça a pas été possible à cause de la pandémie. Là en ce moment je travaille sur un EP qui va peut-être être éventuellement dans un spectacle aussi. 

Aimerais-tu ça rejouer dans des pièces de théâtre ou à l'écran?

J'ai fait un film cette année, Arsenault et fils(du réalisateur Rafaël Ouellet), mais ce n'est pas ma priorité. J'aime beaucoup la liberté que l’humour m’apporte. Quand j'ai arrêté de faire du théâtre, c’est parce que je voulais avoir la permission de dire ce que moi j'avais envie de dire. 

Tu as étudié à Moncton. Est-ce que tu suivais un peu la musique de là-bas?

Quand j'étais à l'université, Lisa LeBlanc venait faire des concerts. J’écoutais les Hay Babies et Les Hôtesses d’Hilaire. Il y a beaucoup, beaucoup de musique au Nouveau-Brunswick. 

Sais-tu jouer d'un instrument?

Je suis capable de me débrouiller au banjo et sur un ukulélé. Mais il y aucun instrument que je maîtrise. Chanter, j'adore. Je chante beaucoup. j'ai même auditionné pour La Voix... 

Qu’est-ce que tu avais chanté en audition à La Voix?

Bobby McGee et Mercedes Benz de Janis Joplin, Landslide (Fleetwood Mac). J’ai aussi chanté Behind the Wall de Tracy Chapman (chantant) : «Last night I heard the screaming/Loud voices behind the wall...» Ça parle de violence conjugale. 

Quand tu vas au karaoké, est-ce que tu chantais ces chansons?

Normalement, au karaoké je chante Fast Car de Tracy Chapman, Bobby McGee de Janis Joplin, Come Together des Beatles. Des affaires de 4 Non Blondes. Des affaires pour faire lever le party. 

Est-ce que vous écoutiez beaucoup de musique dans ta famille quand tu étais jeune?

J'ai grandi sur Alanis Morissette. Ma mère écoutait les Beach Boys et les Monkees. Mon père écoutait Rush, Deep Purple. À Grand-Sault, si j’ouvre la radio, c'est sûr qu'il y a une toune de Bon Jovi qui va popper ou une toune country (chantant): «You've got to know when to hold 'em/ Know when to fold 'em» (The Gambler par Kenny Rogers). 

Es-tu une fan de country ?

J’étais moins dans le country, mais j’aimais les Dixie Chicks et la toune Goodbye Earl

Comment as-tu accédé à la scène des des rap battles?

Quand j'étais à l'École de l’humour, on avait un projet de français où on devait faire différents niveaux de langue. J'ai décidé que j'allais faire des tounes. Il y avait MC La Sauce (Marie-Ève Saucier), une rappeuse, qui était dans le programme des auteurs. Elle m’a dit: «C'est vraiment bon ce que tu as écrit.» 

Puis elle m’a recommandé à FiligraNn de WordUP! pour les évènements d’humoristes. Maude Landry, Arnaud Soly, Charles Deschamps... Il y a plein d'humoristes qui ont tenté cette expérience de se roaster en rime. 

As-tu l’impression d’aller plus loin dans les WordUP! Battles qu’en humour?

Je dirais plus que je vais dans des zones qui ne sont pas propices à l’humour. En humour, il faut quand même ajouter une couche de sucre sur les affaires. Parce que les gens veulent se sentir en sécurité, entre bonnes mains. En rap, tu peux dire des choses sans t’excuser et c'est vraiment agréable. Ça, ça me fait du bien. 

Éventuellement. Est-ce que tu ferais un album de rap complet?

C’est sûr que ça me tente. Mais là je suis sur le EP de quatre, cinq tounes. Je ne suis pas capable d'avancer vite parce que j'ai beaucoup de contrats d’humour. J’ai vraiment eu une grosse année après Le prochain stand-up. C’est pas en priorité tout simplement parce que ce n'est pas ça qui paye mon loyer. L’humour reste ma passion principale. 

Le premier album que tu t'es acheté avec ton argent, c'était quoi?

C’est soit le soundtrack de Shrek ou l’album de Nelly Furtado avec (chantant) «I’m like a bird...». Le premier CD que j’ai possédé, je l’ai eu à Noël, c’était le soundtrack des Razmoket. 

Mais le soundtrack de Shrek est excellent. D'ailleurs, il y a une toune que Smash Mouth a repris des Monkees (chantant) : «Then I saw your face/Now I’m a believer...» Ça, c’est la toune préférée de ma mère. Elle écoutait ça quand elle était enceinte de moi. Et elle l’a écouté pendant qu'elle était enceinte de ma petite sœur. C’est vraiment notre toune. 

Tu as un été quand même assez rempli, qu'est-ce qui s'en vient à l'automne pour toi?

Je vais travailler sur mon show que je voulais présenter l’année passé, Cococratie, qui est un spectacle sur comment j’organiserais le monde. Ça traite majoritairement de relations de pouvoir dans la société. 

Pour suivre ses activités, rendez-vous sur la page Facebook de Coco Belliveau.

Écoutez la liste de lecture de Coco Belliveau.

 

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