L’artiste et militante Joséphine Baker deviendra la première femme noire à entrer au Panthéon | 24 heures
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L’artiste et militante Joséphine Baker deviendra la première femme noire à entrer au Panthéon

Image principale de l'article Une première femme noire au Panthéon français
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Résistante, militante antiraciste, artiste, Joséphine Baker fera son entrée au Panthéon en France cet automne, devenant la première femme noire à rejoindre les grandes personnalités françaises qui y sont inhumées.

L’artiste franco-américaine entrera le 30 novembre dans le mausolée républicain dédié aux personnages ayant marqué l’Histoire de France, a-t-on appris dimanche auprès de l’entourage du président français Emmanuel Macron, confirmant une information du journal Le Parisien.

La cérémonie fera de la célèbre meneuse de revue, née dans le Missouri en 1906, décédée en 1975 et enterrée à Monaco, la première femme noire à reposer dans la nécropole laïque et seulement la sixième femme à y prendre place, Simone Veil ayant été la dernière femme à y faire son entrée en 2018.

«Artiste, première star internationale noire, muse des cubistes, Résistante pendant la Seconde Guerre mondiale dans l’armée française, active aux côtés de Martin Luther King pour les droits civiques aux Etats-Unis d’Amérique et en France aux côtés de la Lira [devenue Licra: Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme] (...) nous pensons que Joséphine Baker, 1906-1975, a sa place au Panthéon», détaille la pétition.

Toutefois, le corps de Joséphine Baker, «restera à Monaco où elle est enterrée au cimetière marin», a précisé à l’AFP un de ses enfants, Jean-Claude Bouillon-Baker. «Ce sera un cénotaphe, avec une plaque, comme pour Aimée Césaire et d’autres personnalités, a-t-il ajouté. «L’important, c’est de marquer sa présence au Panthéon».

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Qui est l'artiste et résistante Joséphine Baker?    

Mariée deux fois à l’âge de 15 ans, issue d’un milieu très pauvre, Joséphine Baker fuit le domicile familial en suivant une troupe de vaudeville noire. Remarquée par un producteur, elle part pour Paris où, à 19 ans, elle devient une star de la Revue nègre, spectacle musical qui a contribué à populariser en France le jazz et la culture noire américaine.

Meneuse de revue, icône de cabaret, chanteuse, elle sera l’artiste la mieux payée du music-hall parisien.

Le 30 novembre 1937, elle épouse Jean Lion, un industriel d’origine juive et obtient la nationalité française. Elle divorcera et se remariera deux fois par la suite. Elle adoptera 12 enfants.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle s’engage dans la Résistance. En 1939, elle rencontre le capitaine Jacques Abtey, qui sera responsable du contre-espionnage de la région de Paris et est recrutée comme agent de renseignement, faisant passer des informations inscrites à l’encre sympathique sur ses partitions de musique.

Elle est envoyée par la suite en mission au Maroc et part en tournée au profit de la Résistance. Elle est nommée sous-lieutenant des troupes féminines auxiliaires de l’armée de l’air française.

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«Je n’avais qu’une seule chose en tête (...) aider la France», avait-elle dit dans des archives de l’Ina.

Elle a été décorée de la Légion d’honneur, de la Croix de guerre et de la Médaille de la Résistance.

Interrogée par l’AFP, l’actuelle propriétaire du château des Milandes en Dordogne (sud-ouest de la France), propriété de l’artiste entre 1947 et 1968, a dit son immense joie. «Ça fait 20 ans que je me bats pour rendre hommage à Joséphine au château. La France l’avait un peu oubliée quand on l’a acheté en 2001», a déclaré Angélique de la Barre.

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