Vaccination obligatoire: des universités y songent encore | 24 heures
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Vaccination obligatoire: des universités y songent encore

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Photo d'archives, Agence QMI

Si les universités doutent majoritairement de la nécessité d’imposer la vaccination obligatoire, certaines «soupèsent» toujours cette possibilité.

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C’est ce qu’a laissé entendre en commission parlementaire le représentant principal du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI), un regroupement trans-établissements de recteurs et de rectrices québécois.

«Il n’y a pas l’unanimité. Certaines institutions soupèsent l’obligation vaccinale», a souligné Pierre Cossette, président du BCI, devant la commission parlementaire au sujet de la vaccination obligatoire qui se tient à Québec cette semaine.

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M. Cossette n’a pas voulu préciser lesquelles. Lors d’un tour des principales universités québécoises, le 24 heures a récolté des avis principalement hésitants face à cette mesure.

«À moins que le gouvernement du Québec ne rende la vaccination obligatoire, nous ne pouvons pas, à l'heure actuelle, exiger légalement une preuve de vaccination», a notamment signifié une relationniste de l’Université McGill, Katherine Gombay.

C’est d’ailleurs le point de vue des représentants universitaires et collégiaux qui se sont exprimés vendredi en commission parlementaire. «Si, dans le futur, il s’avérait nécessaire d’aller vers une vaccination obligatoire, le réseau collégial ne s’y opposerait pas», a souligné le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay.

Balance des inconvénients 

Autour de la table du BCI, les inquiétudes qui se rattachent à l’obligation vaccinale concernent principalement les risques potentiels de détérioration de la santé mentale des étudiants. «Je représente la majorité qui s'est exprimée au conseil et il y a beaucoup d’anxiété», a convenu Pierre Cossette.

«On ne veut pas retourner à distance, a-t-il ajouté. Les enjeux de santé mentale, c’est considérable.»

À quelques jours de la rentrée universitaire, pratiquement 66% de la population étudiante aurait reçu deux doses ou serait en attente d’un rendez-vous pour la deuxième.

– Avec la collaboration de Geneviève Abran

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