Hausse fulgurante de l’utilisation des gaz lacrymogènes à Montréal | 24 heures
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Hausse fulgurante de l’utilisation des gaz lacrymogènes à Montréal

Rassemblement pour le visionnement du cinquième match des finales de la Coupe Stanley 2021, opposant le Canadien de Montréal au Lightning de Tampa Bay, autour du Centre Bell, à Montréal, le mercredi 7 juillet 2021.
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI
Photo Agence QMI, TOMA ICZKOVITS

Rassemblement pour le visionnement du cinquième match des finales de la Coupe Stanley 2021, opposant le Canadien de Montréal au Lightning de Tampa Bay, autour du Centre Bell, à Montréal, le mercredi 7 juillet 2021. TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

L’utilisation des gaz lacrymogènes par les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SVPM) a connu une hausse fulgurante comparativement aux années précédentes. 

Jusqu’ici en 2021, les policiers ont utilisé des gaz irritants à 172 reprises. C’est presque cinq fois plus souvent que l’année précédente, alors qu’ils avaient été employés lors de 36 interventions.

Les policiers de Montréal avaient par ailleurs eu recours aux gaz lacrymogènes à quatre reprises en 2019 et à 29 occasions en 2018.

À titre comparatif, les policiers avaient lancé des gaz 212 fois lors des manifestations étudiantes de 2012.

Cette hausse cette année est attribuable aux différentes manifestations qui ont eu lieu dans la métropole, notamment concernant la crise sanitaire, le conflit israélo-palestinien et les succès en séries du Canadien de Montréal.

Une utilisation abusive ?

Toutefois, pour le conseiller municipal d’Ensemble Montréal Marvin Rotrand, la technique n’est pas appropriée et elle est un signe d’abus de la part des policiers.

«C’est tout le monde qui est affecté. On sait déjà que cette substance peut créer des problèmes médicaux pour certaines personnes. Pourquoi punir 5000 personnes pour 50-100 malfaiteurs?» a demandé M. Rotrand, samedi, en entrevue avec TVA Nouvelles.

«Le service de police pense effectivement que de lancer quelques bouteilles peut justifier d’asperger des centaines de personnes. Ce n’est pas correct», a-t-il ajouté.

Par courriel, le SPVM a expliqué que «cette option de force est utilisée selon le contexte en réaction à une foule au comportement actif, agressif ou violent».

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