Relations postpandémiques: souffrez-vous de FODA («fear of dating again»)? | 24 heures
/pop

Relations postpandémiques: souffrez-vous de FODA («fear of dating again»)?

Image principale de l'article Souffrez-vous de FODA («fear of dating again»)?
AFP

Après le FOMO (fear of missing out) et le JOMO (joy of missing out), place au FODA, ou fear of dating again, soit la peur de recommencer à faire des rencontres amoureuses.

• À lire aussi: Les personnes vaccinées seront avantagées sur Tinder

• À lire aussi: Sites de rencontres: gare aux arnaques par vidéo et à l'IA

Contrairement au FOMO et au JOMO, le FODA est directement lié à la pandémie, au cours de laquelle nos contacts sociaux ont été limités, voire éliminés, plaçant ainsi un énorme bâton dans les roues de ceux qui souhaitent faire des rencontres.

Maintenant qu’une bonne partie des Québécois sont pleinement vaccinés, plusieurs célibataires — qu’ils soient nouveaux sur le marché ou aguerris — croient désormais que le temps est venu de se remettre à swiper. Et pour environ la moitié d’entre eux, le retour sur le marché du célibat se déroule sur fond d’anxiété. 

Selon un sondage mené auprès des utilisateurs de l’application de rencontres Hinge, 51% ont affirmé souffrir de FODA, rapporte le quotidien américain Today

«Le dating est toujours anxiogène. Mais sortir en plein milieu d’une pandémie? Il n’est pas surprenant que ce soit une période très éprouvante pour les gens», a souligné Logan Ury, directrice de la science des relations chez Hinge.

Les interactions sociales au cœur des préoccupations  

Un thème commun chez les répondants à l’étude est l’inquiétude ressentie quant à la manière d’interagir à nouveau avec les autres, après presque une année et demie d’isolement et de contacts avec les personnes de sa bulle sociale.

«Les gens nous ont dit que, bien qu’ils veuillent trouver l’amour et un partenaire, ils hésitaient beaucoup. Cette hésitation se résumait au fait que les gens avaient l’impression que leurs compétences en matière de rencontres et leurs compétences sociales étaient rouillées», a ajouté Logan Ury.

Quelques solutions pour réduire le FODA  

Les rencontres sont déjà une source d’anxiété pour plusieurs, et l’aspect pandémique de la chose ne fait qu’ajouter une couche d’inquiétude. Heureusement, des trucs existent pour atténuer les craintes.

La psychologue clinicienne Dre Jessica Stern suggère d’abord d’établir des limites claires relativement aux précautions que l'on prend face à la COVID-19 et de les communiquer le plus directement possible.

• À lire aussi: Les quatre applications les plus utiles pour planifier ses déplacements à Montréal

• À lire aussi: Les meilleures idées de dates à Montréal pour vous démarquer de la compétition

«Je pense que beaucoup de gens croient qu’être direct pourrait les faire paraître moins attrayants, mais il peut certainement y avoir des façons légères et ludiques pour vous d’encadrer certaines de ces normes que vous avez», a-t-elle expliqué à Today.

«Il n’est pas nécessaire d’avoir une discussion sérieuse et rigide, mais trouver des moyens d’être direct peut être vraiment utile et est vraiment bon pour construire une relation... même si cela semble un peu gênant au début.»

N’hésitez pas non plus à parler de vos craintes à recommencer à dater, car il y a de bonnes chances que la personne convoitée les ressente également, propose Logan Ury.

Une autre bonne manière de briser la glace est de faire une première date virtuelle, les appels vidéo étant devenus de plus en plus courants.

«Je pense que les gens le considèrent maintenant comme une sorte de pré-date avant de se rendre à un rendez-vous réel», a expliqué Clare O’Connor, responsable du contenu éditorial de l’application de rencontres Bumble. 

«Les gens se disent maintenant: “Pourquoi ne pas avoir ce rendez-vous vidéo, plutôt que de sortir dans un bar ou un restaurant, ce qui peut être accablant après une année d’abstinence.”»

À lire aussi

Et encore plus