Retour sur le «Face-à-face 2021»: les chefs haussent le ton, Justin Trudeau attaqué sur l'élection | 24 heures
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Retour sur le «Face-à-face 2021»: les chefs haussent le ton, Justin Trudeau attaqué sur l'élection

Justin Trudeau et Yves-François Blanchet
CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

Justin Trudeau et Yves-François Blanchet

Justin Trudeau s'est fait reprocher par les chers d'oppositon d'acoir déclenché une élection en pleine pandémie. Retour sur la première joute électorale en françaiss.

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Une élection inutile?  

Dès les premières minutes du Face à face 2021, Justin Trudeau a été forcé de justifier sa décision de déclencher des élections en pleine pandémie.  

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a souligné qu’une élection maintenant était «inutile», puisque le «parlement fonctionnait», a renchéri le bloquiste Yves-François Blanchet.

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Pour le chef conservateur Erin O’Toole, cette campagne démontre que le premier ministre sortant place «ses intérêts avant les intérêts des Canadiens». 

Mais M. Trudeau a répété que «la réalité, c’est qu’on est en train de prendre des décisions maintenant [...] on doit donner le choix aux Canadiens».

Plus tard dans la soirée, il n’a pas écarté une nouvelle élection dans 18 mois si un autre gouvernement minoritaire était élu. 

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La vaccination obligatoire?     

Erin O’Toole a, quant à lui, dû rapidement répondre à la question de la vaccination obligatoire. «On doit éduquer, pas forcer les Canadiens», a soutenu M. O’Toole, en encourageant tout de même les citoyens à se faire vacciner.

«Il faut montrer du leadership», a réagi M. Trudeau à ce sujet, s’adressant directement au conservateur. «Tu n'es même pas capable d'exiger que tes propres candidats soient vaccinés.»

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«La pandémie, elle pourrait être finie, a-t-il dit. C’est un 20 % qui est en train de refuser ou d’hésiter à être vacciné, c’est à eux qu’il faut s’adresser».

La question des politiques sociales, comme l'augmentation du coût de la vie ou encore la laïcité, a également suscité de vives réactions, le premier ministre sortant essayant de défendre son mandat sur ces dossiers.

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Blanchet et Singh croisent le fer sur la question du racisme     

Déjà abordée plusieurs fois depuis le début de la course électorale, Yves-François Blanchet a de nouveau pris à partie le dirigeant néo-démocrate sur la question des accusations de racisme envers un député bloquiste, qui auraient été portées à la Chambre des communes.

Profitant de la question sur la laïcité, le chef du Bloc québécois a ainsi réitéré que «les Québécois ne sont pas racistes».

«On a toujours dit qu’on était contre le Québec bashing. On a toujours dit que cette sorte de discrimination était mauvaise et inacceptable. Et honnêtement, c’est désespéré ce qu’il [M. Blanchet] fait. [...] On sait que les Québécois et les Québécoises et les francophones ont subi de la discrimination dans le passé», a rétorqué M. Singh. 

Sur la crise climatique  

Le chef du Bloc québécois a usé d’une grande imagination pour dénoncer le plan environnemental du Parti libéral de Justin Trudeau.

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«Le raisonnement de M. Trudeau, c’est on va investir dans Trans Mountain pour prendre l’argent et faire baisser les émissions. Voyons, ça n’a aucun sens! On dit pas à quelqu’un: ''je vais soigner ta jambe cassée, en cassant l’autre!'' C’est exactement le raisonnement libéral», a pesté Yves-François Blanchet.

Le premier ministre sortant a riposté en plaidant que le pétrole sera nécessaire pour les années à venir.

«Ce qu’on propose, c’est d’abord les profits de cet oléoduc que certaines Premières Nations veulent acheter pour en faire des profits pour bâtir un avenir. Nous allons certainement investir tous les profits à ce niveau-là, dans la transition verte», a dit Justin Trudeau.

- Avec Anne-Caroline Desplanques et TVA Nouvelles

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