Moins de 15% du «Face-à-face 2021» dédié à la crise climatique: trop peu, trop tard | 24 heures
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Moins de 15% du «Face-à-face 2021» dédié à la crise climatique: trop peu, trop tard

Image principale de l'article Moins de 15% du débat dédié à la crise climatique
THIERRY LAFORCE/AGENCE QMI

La crise climatique a été discutée pendant seulement 17 minutes lors du Face-à-face 2021 d’hier, ce qui représente à peine 14% du temps total du débat, déplore une experte des politiques climatiques.

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Quand elle s’est rendu compte que les enjeux climatiques n’avaient pas encore été abordés une heure après le début du Face-à-face de TVA, la directrice des politiques domestiques du Réseau action Climat, Caroline Brouillette, a sorti son chronomètre.  

Verdict: moins de 15% du débat a été alloué à la crise climatique et il était 21h28 lorsque le sujet a finalement été abordé, près de 1h30 après le début. 

«Le fait qu’on ait parlé du climat si tard dans le débat et si peu, ce n’est pas proportionnel, d'une part, à l’importance que les Canadiennes et Canadiens attachent à l’enjeu et, d'autre part, à la gravité de de la crise», dit-elle. 

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Cette experte des politiques climatiques souligne que le climat, sondage après sondage, ressort comme étant l’une des préoccupations principales de la population.  

«Après l’été qu’on vient de vivre, les gens se posent des questions et ont besoin d’être rassurés», estime-t-elle.  

Plusieurs internautes ont d’ailleurs relevé que le sujet tardait à être abordé, hier, sur Twitter. 

«Ça m’a fait un baume au cœur, confie Caroline Brouillette. Ça démontre que les gens veulent avoir cette conversation-là.» 

Des manifestants ont accueilli les chefs hier soir, réclamant des actions pour lutter contre les changements climatiques.

AFP

Des manifestants ont accueilli les chefs hier soir, réclamant des actions pour lutter contre les changements climatiques.

Un débat dédié à l’urgence climatique     

Le commissaire aux débats des chefs, Daniel Johnston, a d'ailleurs été interpellé dans une lettre signée par le Dr. David Suzuki, l’autrice Margaret Atwood, l’ancien politicien et diplomate Stephen Lewis et l’auteur Michael Ondaatje qui réclament un débat exclusivement dédié à l’urgence climatique.  

«Les Canadiens ont besoin d’évaluer si ceux qui prétendent au leadership national comprennent la sévérité de la crise et quel est leur plan pour la combattre», peut-on lire dans la lettre signée de ces quatre compagnons de l’Ordre du Canada qui se décrivent comme des «aînés» soucieux.  

«Comme vous, ceux qui signent cette lettre sont des aînés. Vous avez 14 petits-enfants. La plupart d’entre-nous sont grands-parents. Le futur de nos petits-enfants et de nos enfants est maintenant gravement menacé», ont-ils notamment écrit. 

Questionné à savoir s’il a l’intention de répondre à cette demande, le commissaire au débat des chefs Daniel Johnston n’avait pas encore répondu au moment d’écrire ces lignes.  

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