Exaspérée, une infirmière quitte le réseau de la santé et la province | 24 heures
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Exaspérée, une infirmière quitte le réseau de la santé et la province

Une infirmière des Laurentides, qui a décidé de quitter le système de santé québécois et la province, dénonce la déshumanisation des soins.

Après avoir exercé sa profession pendant six ans, Maude Ségleski a décidé de rendre, le 31 août dernier, son stéthoscope et de quitter la province pour prendre une grande pause.

Selon elle, les problèmes dans le réseau québécois de la santé étaient déjà criants avant la pandémie, mais la crise sociosanitaire les a encore plus exposés.

Celle qui travaillait, au cours des dernières années, au département des naissances trouve que les conditions de travail et de soins sont inacceptables.

En entrevue sur QUB Radio, mardi, elle a dénoncé le fait que des femmes dont le travail d’accouchement à risque était déjà amorcé, soient transférées en ambulance de Saint-Eustache à Sainte-Agathe, sans conjoint et infirmière à bord.

Elle estime que la situation peut compromettre la santé des futures mamans et des bébés, en plus d’ajouter beaucoup de stress aux paramédics qui ne sont pas habitués à gérer de tels cas.

Décision difficile

Pour elle, décider de quitter le réseau de la santé a été une décision difficile à prendre. «J'avais toujours su qu'être infirmière était mon métier de rêve!», a-t-elle écrit sur Facebook au moment d’annoncer son départ.

Or, selon elle, la profession qu’elle a apprise à l’école n’a rien à voir avec la réalité. En guise de solution, elle croit qu’il faudrait revoir le système de santé québécois au complet.

Elle quitte «le coeur gros», mais la tête remplie de merveilleux souvenirs vécus avec ses patients et ses collègues qu’elle encourage.

«Je vous soutiendrai toujours dans votre bataille d'avoir un salaire satisfaisant, des conditions de travail plus qu'adéquates! (...) Restez forts et surtout; tentez chaque jour de faire la différence dans la vie de vos patients, car n'oublions pas qu'ils sont des humains!», a-t-elle également écrit.

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