Élections fédérales: François Legault ne veut pas voir ces trois partis au pouvoir | 24 heures
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Élections fédérales: François Legault ne veut pas voir ces trois partis au pouvoir

Le premier ministre du Québec, François Legault (à l'avant-plan), et le premier ministre du Canada, Justin Trudeau
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Le premier ministre du Québec, François Legault (à l'avant-plan), et le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

On sait pour qui François Legault ne votera pas le 20 septembre. En point de presse, jeudi, il a fortement incité l’électorat québécois à ne pas opter pour le Parti libéral, pour le NPD ou pour le Parti vert, qui «veulent s’approprier des pouvoirs» du Québec.

Selon le premier ministre, un nationaliste québécois n’a que deux options: le Bloc québécois... et le Parti conservateur.

«Le Parti conservateur a été clair. Il veut augmenter sans condition les transferts en santé. Il veut transférer les pouvoirs en matière d’immigration. [Erin] O’Toole s’engage à ne pas contester la loi 21», a-t-il énuméré au lendemain du deuxième débat électoral en français.

«Pour la nation québécoise, c’est une bonne approche, l’approche de M. O’Toole», a-t-il poursuivi.

Or le chef du Parti conservateur fait flotter une possibilité qui agace François Legault: celle d’annuler l’entente entre Québec et le fédéral sur les transferts sans condition dans les services de garde. Selon cet accord conclu juste avant les élections, la Belle Province toucherait six milliards de dollars sur cinq ans.

• À lire aussi: C'est quoi, au juste, un transfert en santé?

La position du chef conservateur est-elle un deal breaker? Pas vraiment. Mais François Legault presse M. O’Toole de changer son fusil d’épaule. «Je pense qu’il doit s’expliquer», a-t-il signifié.

Trois partis sur la liste noire  

De l’autre côté du spectre, les libéraux, les néodémocrates et les verts inquiètent le premier ministre québécois.

«Il y a trois partis qui veulent nous donner moins d’autonomie. Je trouve ça dangereux», a-t-il souligné, faisant notamment référence à la possibilité qu’un nouveau gouvernement libéral participe à la contestation en cour de la loi québécoise sur la laïcité de l’État.

Au sortir d’un gouvernement minoritaire, M. Legault n’y va pas par quatre chemins. Une deuxième minorité d’affilée est sans doute à l’avantage du Québec, a-t-il indiqué.

«Dans le contexte actuel, étant donné qu’aucun parti ne répond à tous nos besoins, ça serait mieux pour la nation québécoise», a-t-il ajouté.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, partage cette position, lui qui répète à l’envi qu’un gouvernement minoritaire «est bon pour le Québec».

Les Canadiens éliront leur prochain gouvernement le 20 septembre.

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