La néodémocrate Nimâ Machouf contrainte d'avouer qu'elle ne connaît pas la Loi sur la carboneutralité dans un débat l'opposant à Steven Guilbeault | 24 heures
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La néodémocrate Nimâ Machouf contrainte d'avouer qu'elle ne connaît pas la Loi sur la carboneutralité dans un débat l'opposant à Steven Guilbeault

De haut en bas et de gauche à droite: Dan Kneeshaw (modérateur), Mélody Porlier (modératrice), Steven Guilbeault (Parti libéral du Canada), Marie-Ève-Lyne Michel (Bloc québécois), Nimâ Machouf (Nouveau Parti démocratique du Canada) et Jean-Michel Lavarenne (Parti vert du Canada)

De haut en bas et de gauche à droite: Dan Kneeshaw (modérateur), Mélody Porlier (modératrice), Steven Guilbeault (Parti libéral du Canada), Marie-Ève-Lyne Michel (Bloc québécois), Nimâ Machouf (Nouveau Parti démocratique du Canada) et Jean-Michel Lavarenne (Parti vert du Canada)

La candidate-vedette du NPD Nimâ Machouf n’a pas marqué beaucoup de points hier, lors d’un débat dans sa circonscription de Laurier-Sainte-Marie où elle a été contrainte d’avouer son ignorance du projet de loi C-12 qui a mené à la loi sur la carboneutralité.

Alors que tous les yeux étaient tournés vers le débat en anglais hier soir, les candidats de la circonscription Laurier–Sainte-Marie à Montréal se sont réunis par visioconférence pour débattre de la crise climatique, à l’invitation de la Coalition Action Climat Montréal et d’autres groupes environnementaux.  

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Une occasion ratée      

Lors de l’annonce de sa candidature, Mme Machouf, épidémiologiste et chercheuse en santé publique, avait fait savoir que la crise climatique serait l'un des thèmes centraux de sa campagne. 

Or elle a manqué une bonne occasion de le faire valoir lors de ce débat qui l’opposait à l’ex-environnementaliste libéral Steven Guilbeault, à la bloquiste Marie-Ève-Lyne Michel et au vert Jean-Michel Lavarenne. Le candidat conservateur Ronan Reich a décliné l’invitation. 

«Mme Machouf, vous faites des propositions pour améliorer l’environnement, pour améliorer la loi, mais pourquoi, quand il est le temps d’agir sur la loi C-12, de faire quelque chose de très, très concret, pourquoi vous avez tout de suite appuyé le Parti libéral en retirant à l’opposition tout son pouvoir de négociation?» a lancé Marie-Ève-Lyne Michel. 

«Pouvez-vous m’expliquer ce qu’est C-12?» a alors répondu la démocrate. 

Son opposant libéral a dû venir à sa rescousse pour lui apprendre que Mme Michel faisait référence à la loi sur la carboneutralité, adoptée en juin dernier, qui contraint le gouvernement du Canada à atteindre ses objectifs en matière de réduction de gaz à effet de serre.  

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Le pipeline de la discorde      

La candidate néodémocrate a tout de même martelé que les libéraux ne pouvaient pas sérieusement lutter contre la crise climatique tout en achetant un pipeline. Elle a aussi rappelé l’épisode de Keystone XL dans la foulée.  

«Les libéraux ont acheté un pipeline, ont triplé la production des sables bitumineux, et c’est inacceptable. Si ce n’était pas des Américains, ils auraient acheté Keystone XL également. Donc il faut être sérieux», a-t-elle lancé. 

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Un débat cordial      

Le débat s’est déroulé dans la bonne entente, à la différence des débats télévisés, ce qui a permis d’en savoir plus sur les positions environnementales de chaque parti. 

Le député sortant, cofondateur de l’organisme environnemental Équiterre, avait clairement un avantage. Mais la démocrate, épidémiologiste de formation, a raté l’occasion de faire valoir les bénéfices, pour la santé publique, des politiques climatiques.  

Les candidats bloquistes et verts ont bien tiré leur épingle du jeu dans cette lutte à deux. 

Le débat était organisé par la Coalition Climat Montréal, Pour nos enfants Montréal et 500 femmes scientifiques Montréal, en collaboration avec Mères au front Montréal, Justice climatique Montréal et le Conseil canadien de la jeunesse pour le développement durable en affaires. Cet événement fait partie du projet «L’environnement, parlons-en», qui coordonne plus de 100 débats virtuels partout au pays. 

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