«Faut vraiment surveiller nos verres»: une jeune femme convaincue d’avoir été droguée à son insu | 24 heures
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«Faut vraiment surveiller nos verres»: une jeune femme convaincue d’avoir été droguée à son insu

Image principale de l'article Elle est convaincue d’avoir été droguée à son insu
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Une jeune femme de 19 ans, qui est convaincue d’avoir été droguée à son insu dans une boîte de nuit du centre-ville de Montréal, prie les filles de redoubler de prudence lors de leurs prochaines sorties, afin de ne pas vivre une véritable soirée d’enfer comme celle qu'elle et ses amies ont vécue.

«Faut vraiment faire attention, les filles! Faut vraiment surveiller nos verres», insiste Jade Larose, qui croit cependant que le seul coupable dans son histoire est celui qui a possiblement glissé quelque chose dans sa consommation.

La soirée du 4 septembre avait pourtant commencé sur les chapeaux de roue pour cette jeune femme de Varennes et ses trois amies, euphoriques à l'idée de sortir pour la première fois de leur vie dans une grosse boîte de nuit à Montréal.

«C’était la fête de 18 ans de mon amie. On a bu beaucoup et on avait vraiment du plaisir, tellement que je laissais mon verre traîner», se souvient Jade Larose, qui n’avait pu profiter de ses premiers mois de majorité à cause de la pandémie.

Mais cette première virée dans la métropole est finalement devenue mémorable pour les mauvaises raisons, quand les quatre amies d’enfance ont décidé de quitter le Muzique, sur le boulevard Saint-Laurent.

«Jade s’est effondrée et on n’était plus capables de la réveiller. Elle ne donnait plus signe de vie», raconte son amie, qui préfère garder l’anonymat. 

Transportée en ambulance

«On pleurait et on criait. Les policiers et les ambulanciers ont essayé de plusieurs façons de la ramener, mais quand elle est partie en ambulance, elle était encore inconsciente. On ne savait pas si elle allait se réveiller ou non», poursuit-elle, toujours sous le choc. 

Jade Larose a finalement repris ses esprits en arrivant aux urgences du CHUM. Elle n’avait alors aucun souvenir de ce qui venait de se passer.

Prise de panique, elle a préféré retourner chez elle avec sa sœur, plutôt que d’attendre encore plusieurs heures dans la salle d’attente. 

«Je ne me suis jamais autant sentie mal en me réveillant. Depuis que c’est arrivé, j’ai de la difficulté à dormir», confie d’une voix encore tremblotante celle dont l’histoire est depuis devenue virale sur les réseaux sociaux.

Drogue du viol

Comme elle est partie avant de rencontrer un spécialiste, elle ne saura jamais si ce que l’on a mis dans son verre était bel et bien du GHB, une substance que l’on appelle communément «drogue du viol» et qui n’est détectable que quelques heures après.

Peu importe, Jade s’estime aujourd’hui chanceuse d’avoir été bien accompagnée et de ne pas avoir fini chez un inconnu dans cet état.

Quant au Muzique, où Jade Larose a selon toute vraisemblance été intoxiquée, on assure que le personnel est formé pour traiter ce genre de cas, que l’on dit très rare. 

La direction du club est par ailleurs restée vague sur l’existence potentielle de caméras de surveillance, qui permettraient de savoir avec précision ce qui s’est passé ce soir-là. 

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