La nouvelle tendance sur TikTok? Voler des distributeurs de savon (ou n’importe quoi d’autre) dans son école et se filmer | 24 heures
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La nouvelle tendance sur TikTok? Voler des distributeurs de savon (ou n’importe quoi d’autre) dans son école et se filmer

Image principale de l'article Des jeunes se filment en train de voler leur école

Vous avez remarqué qu’il manque curieusement du mobilier au cégep ou à l’université que vous fréquentez? L’établissement est peut-être victime d’une toute nouvelle tendance TikTok qui consiste à voler des objets dans sa propre école... et à s'en vanter sur le réseau social.

Si la tendance des devious licks en est encore à ses balbutiements au Québec, elle semble avoir dégénéré aux États-Unis. Selon la définition de l'Urban Dictionary, «lick» est un terme d'argot signifiant un «vol réussi qui se solde par un gain pécuniaire pour le voleur».  

Et que volent les étudiants qui participent à cette tendance Tiktok? Un objet ou du mobilier de l’école, comme des distributeurs de savon ou de désinfectant pour les mains, des projecteurs ou même – aussi improbable que cela puisse paraître – un autobus scolaire. Et la récompense: de l’engagement sur ses vidéos, plutôt qu’une somme d’argent.

Des écoles du Québec touchées  

Un étudiant montréalais du Collège Dawson – dont la vidéo a récolté jusqu’à maintenant plus de 308 000 vues et 35 000 mentions j’aime – a volé une plaque qui indique le nom de la rue Atwater. 

Un autre étudiant s’en est pris à un distributeur de désinfectant pour les mains, allant même jusqu’à en donner à ses pairs dans les couloirs. 

Dans une autre vidéo qui a depuis été supprimée, on pouvait voir un ou une étudiant(e) voler des lettres de certains mots affichés sur les murs de l’UQAM. 

Des accusations au criminel  

Aux États-Unis, les participants à cette tendance risquent gros s’ils se font prendre la main dans le sac. De nombreuses écoles ont affirmé qu’elles pourraient déposer des plaintes, qui se solderaient par des accusations criminelles, pour les vols et le vandalisme qu’elles subissent, selon plusieurs médias américains.  

Et au Québec, à quoi s’expose-t-on? On a demandé au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) quelles conséquences potentielles guettent les auteurs des licks, mais, au moment d’écrire ces lignes, nos questions sont demeurées sans réponse.

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