Maurice Duplessis avait des défauts, mais il n'était pas «woke» comme Nadeau-Dubois, selon Legault | 24 heures
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Maurice Duplessis avait des défauts, mais il n'était pas «woke» comme Nadeau-Dubois, selon Legault

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Excellent mercredi de haut niveau à l'Assemblée nationale, où François Legault et Gabriel Nadeau-Dubois se sont prêtés à un lourd échange à propos d'un premier ministre décédé et de wokisme. 

Comme le rapporte notre collègue du Journal de Québec Charles Lecavalier, «[Gabriel Nadeau-Dubois] nous parle de Maurice Duplessis. Il avait beaucoup de défauts, mais il défendait sa nation. Il n'était pas un woke comme le chef de Québec solidaire», a lancé le premier ministre au Salon bleu, mercredi.

Le chef parlementaire de Québec solidaire avait tout d’abord accusé M. Legault de faire sa «meilleure imitation» du chef historique de l’Union nationale.

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Il lui reproche de se donner le rôle de «monarque» du Québec, alors que des millions d’électeurs ne se sentent pas représentés par lui. «Il s’est autoproclamé père de la nation québécoise. Je suis désolé de péter sa balloune, mais je pense qu’il faut que quelqu’un le fasse. Le premier ministre est le chef de son gouvernement, oui. [..] Mais il devrait se garder une petite gêne avant de prétendre incarner à lui seul le Québec en entier», a déploré M. Nadeau-Dubois.

Un bel échange à visionner ci-dessus!

Les valeurs de la nation 

M. Legault a rétorqué en affirmant que, contrairement à Québec solidaire et au Parti libéral du Québec, qui sont, selon lui, «multiculturalistes», la Coalition avenir Québec défend les valeurs «de la nation québécoise», incarnées par le projet de loi 21 sur la laïcité de l’État. «Il y a une grande majorité des Québécois qui appuie la loi 21 sur l’interdiction des signes religieux pour les personnes en autorité, comme les policiers», a-t-il dit.

M. Nadeau-Dubois a rétorqué que le premier ministre n’est pas un roi, et ne peut pas «expulser symboliquement de la nation» les citoyens qui sont en désaccord avec la loi 21. «Ces gens-là sont tout autant des Québécois et des Québécoises», a-t-il dit.

Gabriel Nadeau-Dubois a toutefois trébuché en affirmant que, comme souverainiste, «jouer à "ne touche pas à ma compétence" avec Ottawa, honnêtement, ça ne m’intéresse pas tant que ça». Il a bien tenté de se reprendre en ajoutant que son parti «veut tous les pouvoirs au Québec», car il veut faire un pays, mais la réplique a été immédiatement récupérée par ses adversaires.

«Donc, ce que Québec solidaire nous dit, là, c’est que d’ici le prochain référendum venez envahir nos champs de compétence, on aime ça», a lancé François Legault. «Assez historique, comme déclaration, venant d’un chef de parti au Québec. Quand on commence à baisser les bras sur la défense de nos compétences, on commence nécessairement aussi à diluer notre identité. Déplorable», a ajouté le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, sur les médias sociaux.

On espère que vous avez apprécié les échanges.

Bon mercredi.

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