Manifestation contre le projet Ray-Mont Logistiques dans Hochelaga-Maisonneuve | 24 heures
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Manifestation contre le projet Ray-Mont Logistiques dans Hochelaga-Maisonneuve

Image principale de l'article Manif contre le projet Ray-Mont Logistiques
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées, samedi après-midi, pour protester contre le projet d’aménagement d’un centre de transbordement Ray-Mont Logistiques sur un terrain en friche situé dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.

«Ce projet ne répond à aucun besoin dans le quartier et aucune étude d'impact n'a été réalisée. Les gens de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve sont-ils des citoyens de seconde zone pour se voir imposer un projet colossal dont ils subiront les inconvénients, mais dont ils ne retireront aucun avantage?» a demandé Cassandre Charbonneau-Jobin, l’une des porte-parole du groupe citoyen Mobilisation 6600 Parc-Nature MHM, lors de la manifestation, samedi.

Cassandre Charbonneau-Jobin, l'une des porte-parole du groupe citoyen Mobilisation 6600 Parc-Nature MHM.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Cassandre Charbonneau-Jobin, l'une des porte-parole du groupe citoyen Mobilisation 6600 Parc-Nature MHM.

Le projet de Ray-Mont Logistiques est une plateforme de transbordement de marchandises qui serait situé sur le site de l’ancienne Canadian Steel Foundries. Ainsi, une centaine de wagons et 35 à 40 camions y transiteraient quotidiennement, sept jours sur sept, 24 heures sur 24, tandis que plus de 10 000 conteneurs seraient empilés sur ce terrain situé tout près d’un quartier résidentiel du secteur Viauville.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Pour Anaïs Houde, également porte-parole de Mobilisation 6600, «Ray-Mont Logistiques a profité d'une faille pour développer un projet industrialo-portuaire qui ne rencontre aucune acceptabilité sociale, ni chez les citoyen-nes ni chez les élu-es».

Anaïs Houde, l'une des porte-parole du groupe citoyen Mobilisation 6600 Parc-Nature MHM.

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Anaïs Houde, l'une des porte-parole du groupe citoyen Mobilisation 6600 Parc-Nature MHM.

«Le propriétaire de l'entreprise reconnaît lui-même que son projet générera bruits, poussière, pollution lumineuse, vibrations, vermines ainsi que la destruction d'espaces naturels, autant de nuisances qui auront un impact considérable sur la santé et l'environnement des gens du quartier», a-t-elle ajouté.

La porte-parole souhaite que les différents paliers de gouvernement agissent et «qu'ils étudient sérieusement la possibilité de racheter le terrain ou d'exproprier le promoteur». Le candidat à la mairie de Montréal Denis Coderre a déjà indiqué à l’Agence QMI qu’il serait prêt à acheter le terrain de Ray-Mont Logistiques.

Des députés manifestent contre le projet  

Outre les nombreux citoyens présents samedi, des politiciens ont également pris part à cette manifestation, qui a débuté vers 13 h sur la place Valois.

Le député d'Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, et le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois ont profité de l’occasion pour interpeller le ministre de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette.

Le député solidaire dans Hochelaga-Maisonneuve Alexandre Leduc était présent à la manifestation, samedi.

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Le député solidaire dans Hochelaga-Maisonneuve Alexandre Leduc était présent à la manifestation, samedi.

«Si le projet de Ray-Mont Logistiques va de l'avant, on expose la population du quartier à la création d'un immense îlot de chaleur supplémentaire et à la destruction de milieux naturels alors qu'ils sont déjà rares dans le secteur. Le ministre de l'Environnement doit jouer son rôle de chien de garde et commander dès maintenant une étude d'impact environnemental pour évaluer les conséquences du projet», a déclaré Alexandre Leduc.

Pour Gabriel Nadeau-Dubois, le projet de Ray-Mont Logistiques n'est tout simplement «pas compatible avec les défis économiques et environnementaux du 21e siècle».

Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois était présent à la manifestation, samedi.

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Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois était présent à la manifestation, samedi.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a également pris part à la manifestation et rappelé son intention de demander «au plus vite» au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) de rendre un avis sur ce mégaprojet afin de «donner l’heure juste aux citoyens».

Le chef du Parti Québécois Paul St-Pierre Plamondon était présent à la manifestation, samedi.

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Le chef du Parti Québécois Paul St-Pierre Plamondon était présent à la manifestation, samedi.

Ray-Mont veut un projet «en harmonie avec le secteur»  

Dans un communiqué publié samedi après-midi, le PDG de Ray-Mont Logistiques, Charles Raymond, dit être conscient que le projet «peut soulever des questions pour certains résidents du secteur».

«Depuis juin dernier, l’entreprise a suspendu volontairement tous les travaux reliés à ses opérations afin de miser sur une démarche de concertation menée conjointement avec la Ville de Montréal et les citoyens au sein d’un groupe de travail. Piloté par l’Instance de concertation Assomption Sud – Longue-Pointe et accompagné d’experts externes, ce groupe a travaillé activement pendant l’été et rendra publiques ses recommandations d’ici la fin du mois de septembre. Ray-Mont Logistiques est engagé avec sérieux dans ces travaux qui visent à élaborer des mesures de cohabitation concrètes pour bonifier le projet», peut-on lire.

L’entreprise a par ailleurs souligné que des investissements de 35 millions $ ont été réalisés depuis l’achat du terrain, en 2016 et qu’à terme, le projet prévoit la création de 200 emplois.

Rappelons que la Cour supérieure, puis la Cour d’appel du Québec ont donné raison à Ray-Mont Logistiques dans ses démarches afin d’obtenir son permis de construction.