Lutte serrée dans Laurier–Sainte-Marie: Steven Guilbeault réélu | 24 heures
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Lutte serrée dans Laurier–Sainte-Marie: Steven Guilbeault réélu

Image principale de l'article Steven Guilbeault réélu dans Laurier–Sainte-Marie
ANDREA LUBECK/24 HEURES/AGENCE QMI

Malgré le bilan mitigé des libéraux en matière d'environnement, le ministre sortant du Patrimoine canadien Steven Guilbeault a été réélu dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie, après une lutte serrée avec la candidate néodémocrate Nimâ Machouf.

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À la tête de cette circonscription montréalaise depuis 2019, M. Guilbeault est parvenu à récupérer son siège avec un peu plus de 38 % des voix vers 1 h 45. Nimâ Machouf a récolté 31,8 % du vote. 

Le vote a été bizarre pour plusieurs électeurs de cette circonscription: certains faisaient encore la file devant les bureaux de vote en attendant de pouvoir voter, malgré le fait que les réseaux de télé avaient déjà annoncé que le gouvernement serait libéral minoritaire.

C’est que ceux qui étaient arrivés au bureau de vote avant 21 h 30 pouvaient rester pour voter, mais le processus était manifestement lent.

Au moment d'écrire ses lignes, 43 bureaux de scrutin sur 178 avaient été dépouillés.

Le candidat libéral dans Laurier--Sainte-Marie Steven Guilbeault attendait les résultats avec des proches et des bénévoles dans son local de campagne lundi soir. On le voit ici avec ses trois enfants Édouard, Vivianne et Madeleine.

Crédit : Andrea Lubeck / 24 heures

Le candidat libéral dans Laurier--Sainte-Marie Steven Guilbeault attendait les résultats avec des proches et des bénévoles dans son local de campagne lundi soir. On le voit ici avec ses trois enfants Édouard, Vivianne et Madeleine.

Un test du bilan 

Comme Guilbeault est une figure de proue dans le domaine de l’environnement, les résultats dans cette circonscription faisaient, en quelque sorte, office de test pour le bilan des libéraux en environnement.

Au local de campagne de Steven Guilbeault en soirée, l’ambiance était tranquille en attendant les résultats de la circonscription, avec quelques rondes d’applaudissements lorsque ses homologues du reste du Canada avaient des gains.

Nimâ Machouf (NPD) a eu beaucoup de visibilité médiatique depuis la dernière élection, pour son expertise en tant qu’épidémiologiste, et son parti est le favori de plusieurs environnementalistes; elle aurait pu prendre la circonscription. Ça ne semblait pas s’enligner pour ça en début de soirée.

De son côté, le Bloc québécois espérait, avec sa candidate Marie-Ève-Lyne Michel, retrouver un siège qui lui a appartenu pendant plus de 20 ans, représenté de 1990 à 2011 par l’ancien chef du parti Gilles Duceppe. De 2011 à 2019, c’est le NPD qui le détenait.

Plusieurs promesses du Parti libéral du Canada faites en 2019 ne se sont pas réalisées, ce qui a valu de vives critiques au parti tout au long de la campagne. L’achat de l’oléoduc Trans Mountain par le gouvernement et la hausse des émissions de GES ont également attiré les foudres des adversaires des libéraux.

Malgré cela, ils ont réduit les subventions aux entreprises pétrolières de 3 milliards $ par année depuis 2018 et investissent deux fois plus dans l’économie verte que dans les énergies fossiles.

Si réélus, les libéraux se sont engagés à réduire les émissions de GES de 40 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005 et à plafonner les émissions des entreprises des industries pétrolières aux niveaux actuels. Ils promettent également d’abolir la pollution plastique d’ici 2030, en plus de réglementer les missions des entreprises d’énergie fossile, notamment.

Le NPD promettait plutôt une réduction de 50 % des émissions de GES d’ici 2030, d’éliminer les exemptions pour les grands pollueurs de la taxe carbone et que 100% des nouveaux véhicules vendus soient électriques dès 2030.