Trois jeunes femmes indispensables au cabinet du ministre de la Santé au cœur de la campagne de vaccination | 24 heures
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Trois jeunes femmes indispensables au cabinet du ministre de la Santé au cœur de la campagne de vaccination

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Si le ministre de la Santé, Christian Dubé, a toujours l’air bien préparé lors de ses points de presse, c’est notamment grâce au travail de trois jeunes femmes, inconnues du public, dont le cabinet ne saurait se passer. Et «c’est pas vrai que la politique, c’est un boy’s club», lance fièrement l’une d’elles. 

«C’est une immense fierté de savoir qu’on est trois jeunes femmes qui ont leadé ça, dans la dernière année», confie la responsable des communications Mylène Dalaire. 

C’est elle qui écrit les allocutions du ministre, entre autres choses.  

«Ç'a été des fonctions stratégiques, je pense, qu’on a occupées dans la dernière année», dit-elle. 

Mylène et deux de ses collègues ont discuté avec nous dans le cadre des tournages du documentaire 100 jours au cœur de la campagne de vaccination, diffusé depuis mardi sur la nouvelle plateforme Vrai, disponible pour les abonnés d'Helix et de QUB. Ce grand reportage, réalisé par le Bureau d’enquête, suit durant cinq mois le ministre de la Santé et son entourage, grâce à des accès exclusifs. 

Marjaurie Côté-Boileau, attachée de presse, et Sara-Maude Boyer Gendron, conseillère politique, partagent la fierté de Mylène. 

«C’est vraiment inspirant et rassurant pour la suite des choses, pour les jeunes femmes qui ont autant d’ambition que Sarah-Maude, Mylène et moi-même, estime Marjaurie Côté-Boileau. C’est un gros gage de confiance, mais je pense aussi que c’est mérité.» 

Changer les choses petit à petit   

Au quotidien, elles conseillent et accompagnent le ministre dans les stratégies à adopter.  

«C’est conseiller un ministre qui a énormément plus d’expérience que nous, explique Mylène Dalaire. Ça peut être intimidant, des fois. C’est challenger un ministre, confronter [...]. On ne s’est jamais gênées pour lui dire qu’on n’était pas d’accord quand on n’allait pas à la bonne place. Et jamais on a senti qu’on était des jeunes femmes sans expérience», affirme-t-elle.  

La pandémie de COVID-19 a agi comme un accélérateur de leur apprentissage.  

«Cette année-ci, c’est l’équivalent, j’ai l’impression, de cinq ou de dix ans en politique. Ç’a vraiment été intense, mais c’est une formation incroyable pour l’avenir», pense Sara-Maude Boyer-Gendron. 

Elles espèrent encourager d’autres jeunes femmes à suivre leurs traces. 

«C’est le plus grand défi que tu peux avoir et je trouve ça inspirant de voir qu’on change les choses petit peu par petit peu, souligne Marjaurie Côté-Boileau. Pour certaines personnes, ce discours-là peut paraître naïf, mais j’y crois sincèrement», dit-elle.