Une Québécoise raconte son quotidien près des feux de forêt de la Colombie-Britannique: «Cette année, ç'a été terrible» | 24 heures
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Une Québécoise raconte son quotidien près des feux de forêt de la Colombie-Britannique: «Cette année, ç'a été terrible»

Feux de forêt

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En juillet dernier, la ville de Castlegar, située au sud-est de la Colombie-Britannique, étouffait sous la fumée des feux de forêt qui ont sévit tout l’été dans cette province.

«Cette année, ç'a été terrible. Depuis la fête du Canada, en fait. Les feux ont commencé et ça n’a plus arrêté depuis», raconte Marie-Pier Dionne, qui vit à Castlegar depuis 2018.  

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Le 29 juillet, l’indice de particules fines (la pollution de l’air créée par les incendies) est monté à .548 dans cette petite ville, ce qui est 50 fois la limite recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Castlegar a été la ville canadienne la plus touchée par les feux de forêt.  

«On a été deux semaines à ne pas pouvoir sortir [les enfants] dehors», raconte la Québécoise de 38 ans qui s’occupe d’une garderie à domicile.  

«On n’a pas le droit de sortir les enfants parce que ça peut endommager leurs petits poumons fragiles. Les yeux nous brûlent, on tousse. Ce n’est pas évident.» 

Les animaux aussi en souffrent, souligne-t-elle. «On voit beaucoup plus d’animaux descendre des montagnes, plus près des villes. Les ours, les oiseaux, les chevreuils: on voit beaucoup de changements à ce niveau-là.» 

La peur et l’incertitude font maintenant partie de son quotidien. Elle et sa famille craignent de se faire vacciner et de perdre leur maison. «Il faut préparer nos maisons chaque été, au cas où on se fasse évacuer. C’est là que ça fait peur», confie-t-elle.  

Début septembre, c'est plus de 8600 km2 qui avaient brûlé. Des feux de forêt sont d'ailleurs toujours en activité. 

Avec le réchauffement climatique qui augmente la fréquence et l’intensité des feux de forêt, la Québécoise redoute que l’histoire se répète chaque année. 

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