On prévoit des hausses de salaire records en 2022 | 24 heures
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On prévoit des hausses de salaire records en 2022

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Photomontage: Marilyne Houde

La pénurie de main-d’œuvre aggravée par la pandémie et la reprise économique font en sorte que beaucoup d’employeurs québécois prévoient de grandes hausses de salaire en 2022. Et certains secteurs d'emploi sont plus avantagés que d'autres.

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Les hausses de salaire l’an prochain seront les plus fortes en près de 10 ans et atteindront une moyenne de 2,9%, d’après la nouvelle enquête sur les Prévisions salariales 2022 de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA).

Qu’est-ce qui explique cette hausse soudaine? Le rebond de l’économie et la pénurie de main-d’œuvre inciteraient les employeurs de la province à être plus généreux de leur poche pour retenir les employés. 

Mais comme les travailleurs ont l’embarras du choix, les patrons ne doivent pas uniquement miser sur une rémunération avantageuse. Ils doivent aussi prendre en compte la conciliation travail/vie personnelle, la flexibilité offerte par le travail hybride et toutes les questions qui orbitent autour du bien-être des employés.

«Les gestionnaires jouent un rôle de premier plan sur l'engagement et la rétention des employés; ils gagneront donc à être accompagnés pour mieux communiquer et valoriser l'offre de rémunération globale», explique Me Manon Poirier, CRHA, directrice générale de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés dans un communiqué. 

Des secteurs plus avantagés

La prévision salariale pour le Québec en 2022 est établie à 2,9%, mais les augmentations devraient être plus substantielles dans les secteurs des technologies de l’information (+3,4 %) et des assurances (+3,3 %) et plus modestes au sein des administrations publiques (+2,3 %), des arts, spectacles et loisirs (2,4 %) ainsi que des soins de santé (+2,7 %).

Et si on a pu noter des hausses draconiennes en 2020 et en 2021, de l’ordre de 7,8% et 5,9%, il faut savoir que ces chiffres sont confondus avec les multiples mesures d’aide financière gouvernementale et l’effet des pertes d’emploi massives observées chez les travailleurs moins qualifiés. Autrement dit, la Prestation canadienne d’urgence (PCU) a pu offrir à certains un meilleur revenu qu'en temps normal.