Death Stranding: les nouveautés de la Director's Cut pas vraiment nécessaires [CRITIQUE] | 24 heures
/misc

Death Stranding: les nouveautés de la Director's Cut pas vraiment nécessaires [CRITIQUE]

Image principale de l'article Des nouveautés pas vraiment nécessaires [CRITIQUE]

Deux ans après la sortie de Death Stranding, ce« simulateur de livraisons», sorti tout droit de l’étrange imagination de Kojima, revient sous une version Director’s cut. Cette nouvelle édition apporte des améliorations techniques qui sont les bienvenues, mais aussi des ajouts un peu discutables.

• À lire aussi: Guardians of the Galaxy: le talent québécois impressionne Marvel [PREMIÈRES IMPRESSIONS]

• À lire aussi: WarioWare: Get It Together!, ou le jeu qui m'a fait me sentir comme une vieille croûte

Death Stranding est une aventure très solitaire qui suit Sam, un livreur, qui doit apporter des paquets et reconnecter les grandes villes survivantes éparpillées sur le territoire américain. 

Bien que Sam semble être l’un des rares humains à s’aventurer à l’extérieur, il n’est jamais vraiment seul. Tout au long de l’aventure, il rencontrera des échelles, des cordes, des ponts et autres structures diverses laissés là par d’autres joueurs. Cette entraide rend son épopée à travers l’Amérique un peu moins douloureuse, qui est envahie par des créatures nommés BT. 

Capture d'écran Kojima Productions

Certains ajouts à la Director’s Cut ont été faits pour rendre le jeu vraisemblablement plus accessible aux novices. C'est toutefois avec un peu de confusion qu'on les accueille, puisqu'ils n’ont pas vraiment de lien avec la trame narrative du jeu et peuvent même briser l'immersion.

Des ajouts qui vont à l’encontre du but du jeu  

La catapulte à colis et le Buddy Bot, un robot transporteur, sont deux nouveautés qui n'ajoutent aucune valeur. On trouve étrange la décision de mettre une catapulte à colis. À quoi bon envoyer la majorité de sa livraison sur une petite distance, quand on finit par passer plus de temps à chercher la damnée capsule lancée par la catapulte et finalement devoir finir la livraison à pied. 

Et que dire du Buddy Bot. On est d’accord qu’il est très pratique pour transporter des colis encombrants à nos côtés, mais si on l’utilise comme moyen de transport, ça brise complètement le but du jeu, qui est de braver nous-mêmes les montagnes et terrains accidentés sans perdre pied.

Capture d'écran Kojima Productions

Ces deux nouveautés vont à l’encontre de l’objectif premier du jeu de base: effectuer des livraisons et affronter les ennemis tout en protégeant la précieuse cargaison. Toute la fierté réside dans cette simple tâche. 

Pourquoi il y a une piste de course?  

Capture d'écran Kojima Productions

La piste de course est l’ajout qui a le moins sa place. Si on vit dans une réalité post-apocalyptique où la reconstruction d’un pays est impérative, la dernière place dans laquelle j’investirais de précieuses ressources durement acquises, c’est dans une piste de course. Ça brise complètement l’immersion! De plus, les véhicules qu’on peut conduire sont ennuyants à souhaits. Death Stranding n’est pas un jeu de course et la piste de course n’ajoute rien à l’expérience.

D’autres améliorations qui sont les bienvenues  

Capture d'écran Kojima Productions

Tout n’est pas négatif. On est quand même reconnaissants pour d'autres nouveautés. D’abord, le maser gun, un fusil à électricité, est très utile contre les MULEs et les véhicules. Même s’il n’est pas efficace contre les BT, on l’apprécie pour sa rapidité d’exécution contre les humains indésirables. On pourra d’ailleurs pratiquer à tirer avec le maser gun et d’autres armes au champ de tir, nouvellement ajouté. Un peu d'entraînement n’a jamais fait de mal. 

De plus, il est possible de concourir contre d’autres joueurs pour savoir qui a les meilleurs résultats dans les défis. Par le fait même, le champ de tir permet d’essayer les différentes armes et le style de combat amélioré, sans mettre en danger la précieuse cargaison.

Capture d'écran Kojima Productions

On apprécie également l’ajout du support skeleton, un nouvel exosquelette qui pourrait remplacer les autres exosquelettes à notre disposition. Il est rapide, peut transporter plus de poids et s’est prouvé être très bon en terrains accidentés.

Affronter à nouveau les boss du jeu  

On se rappelle que dans la version de base, une fois le jeu terminé, on pouvait rejouer Cliff’s Nightmares of War. Il est désormais possible de refaire n’importe quel combat majeur. Tout comme la piste de course et le champ de tir, on pourra affronter les joueurs en soumettant son score, qui est évalué selon le temps à éliminer le boss et les dégâts subis. Un ajout qui risque d’intéresser les speedrunners!

Le jeu profite de la puissance de la PS5  

Lorsque Death Stranding est sorti sur PS4 à l’époque, on avait tous été impressionnés par les graphismes du jeu. La barre était déjà très haute et pourtant, les créateurs ont réussi à nous étonner à nouveau. Grâce à la puissance de la PS5, le jeu de Kojima rayonne plus que jamais. Les améliorations, même si elles peuvent sembler minimes, rendent Death Stranding encore plus impressionant sur une télévision 4K.

Capture d'écran Kojima Productions

On salue également les temps de chargement presque inexistants, et la possibilité d’ajuster la performance graphique. Il est maintenant possible de jouer en mode qualité, qui présente le jeu en 4K natif à 60 fps, ou en mode performance, qui offre une résolution 4K émulée avec une fréquence d'images plus stable.

Capture d'écran Kojima Productions

Est-ce que Death Stranding: Director’s Cut vaut la peine?  

La version originale, sortie sur PS4, est celle qui se rapproche le plus de la vision de Kojima. Le créateur lui-même ne considère pas cette version comme un Director’s Cut, étant donné que rien n’avait été coupé, et seulement quelques nouveautés ont été ajoutées pour rendre cette édition plus aguichante.

Pour un joueur qui n’a jamais essayé Death Stranding et qui a envie de se lancer dans cette aventure, nous l'encourageons amplement dans son projet. Pour quelqu'un qui a déjà visité Death Stranding sur PS4 ou PC, le contenu ajouté ne change en rien l’histoire et il n’en tirera rien de nouveau.

Il faut mentionner qu'il n'est pas très dispendieux pour les propriétaires du jeu sur PS4, puisqu’il n’en coûte que 5$ à 10$ pour la mise à niveau à la version PS5. Ce n’est donc pas un très gros investissement à faire pour revivre ce voyage épique dans l’imaginaire de Hideo Kojima en 4K.

Death Stranding: Director’s Cut est disponible exclusivement sur PS5, pour 64,99$.

*Cette critique a été possible grâce à une copie fournie par Sony PlayStation.

À VOIR AUSSI     

s

s

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus