7 choses à savoir sur le vaccin québécois de Medicago | 24 heures
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7 choses à savoir sur le vaccin québécois de Medicago

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Photo courtoisie

Où et comment est-il fabriqué? Quand sera-t-il déployé? Le vaccin de la pharmaceutique québécoise Medicago est sous les projecteurs depuis que Guillaume Lemay-Thivierge a affirmé qu'il attendait son homologation pour se faire vacciner. Voici ce qu'il faut savoir sur ce vaccin qui est en voie d’être approuvé par Santé Canada.

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Un vaccin «bleu»  

À défaut d'être disponible sur Le Panier Bleu, le vaccin candidat de Medicago est bel et bien québécois. La recherche, le développement de produits et de procédés et la gestion de l’entreprise se font en grande partie à son siège social de Québec. 

La pharmaceutique est également installée en Caroline du Nord, aux États-Unis.

80 millions de doses par année  

En avril dernier, Medicago estimait être en mesure de produire jusqu’à 80 millions de doses par an à partir de 2021 dans ses usines américaine et québécoise. Dès 2024, lorsque l’usine de fabrication à grande échelle de Québec sera en activité — construite au coût de 245 millions $ —, Medicago pense pouvoir produire plus d’un milliard de doses par année.

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Fabriqué à partir d’une plante  

Contrairement à la technologie à vecteur viral non réplicatif, utilisée pour concevoir les vaccins d’AstraZeneca et de Johnson & Johnson, et contrairement à l’ARN messager, utilisé par Pfizer-BioNTech et Moderna, le vaccin candidat de Medicago est fabriqué à partir d’une plante, le nicotiana benthamiana. Il s’agit d’une espèce de plante indigène d’Australie de la même famille que le tabac.  

La technologie de Medicago utilise des particules pseudovirales (PPV) qui ont pour but d’imiter la forme et les dimensions d’un virus, et, dans ce cas-ci, du SARS-CoV-2, responsable de la COVID-19. De cette façon, le corps reconnaît plus facilement le virus et crée une réponse immunitaire de manière non infectieuse. 

Encore des essais cliniques  

L’entreprise québécoise, fondée en 1999, espérait déployer son vaccin à base de plante dès l’automne 2021, à la suite de résultats prometteurs lors de ses premiers essais cliniques. Or, Medicago aurait pris du retard en raison notamment de la difficulté à recruter des candidats pour d'autres essais cliniques. 

La pharmaceutique a dû se tourner vers l’Amérique du Sud et l’Europe pour remplir son quota de 30 000 participants.

L'homologation prendra donc plus de temps que prévu. Le vaccin pourrait ne pas être homologué d’ici la fin de l’année, même si c'est toujours l'objectif de Medicago. 

Bientôt homologué par Santé Canada?  

Alors que le vaccin est toujours en phase III de ses essais cliniques, des données supplémentaires sont requises pour que Santé Canada termine son examen, nous a indiqué l’organisme gouvernemental.

«Le ministère [de la Santé fédéral] examine actuellement la présentation et ne rendra une décision qu’après un examen scientifique approfondi des données, afin d’évaluer l’innocuité et l’efficacité du vaccin, indique Santé Canada. Nous ne pouvons pas fournir de délais précis pour l’achèvement.»

Une fois le vaccin homologué, les personnes qui opteront pour celui-ci devront respecter un intervalle de 21 jours entre les deux doses.

Accepté comme preuve vaccinale  

Pour l’instant, seules les personnes ayant reçu deux doses d'un vaccin homologué par Santé Canada sont considérées comme pleinement inoculées contre la COVID-19.

Toutefois, le ministère québécois de la Santé et des Services sociaux a annoncé, le 31 août dernier, que les personnes ayant participé aux essais cliniques du vaccin candidat de Medicago sont considérées comme pleinement vaccinées et peuvent utiliser le passeport vaccinal.

Pour les 18 ans et plus   

Pour l’instant, Santé Canada affirme n’avoir reçu de Medicago qu’une soumission pour l’évaluation de son vaccin contre la COVID-19 pour les personnes de 18 ans et plus.

Rappelons que l'organisme fédéral a autorisé les vaccins de Pfizer-BioNTech et de Moderna pour les adolescents de 12 à 17 ans. 

Avec l’Agence QMI, Le Journal de Québec et Medicago