Annamie Paul démissionne comme cheffe du Parti vert | 24 heures
/bref

Annamie Paul démissionne comme cheffe du Parti vert

Image principale de l'article Parti vert: Annamie Paul démissionne
Capture d'écran, Youtube Parti Vert

Annamie Paul quitte la chefferie du Parti vert, une semaine après des résultats électoraux extrêmement décevants, disant ne plus avoir envie de vivre avec les «attaques» et le «conflit» qui a miné le parti.

Mme Paul a réuni quelques médias lundi matin à Toronto pour annoncer officiellement qu’elle mettrait en marche le processus pour quitter la tête du parti, en profitant au passage pour faire l’état des lieux sur sa campagne électorale.

Elle a mentionné un courriel envoyé par le président du Conseil national du parti aux membres le matin même de l’élection, lundi dernier, les invitant à une rencontre d’urgence pour déclencher un examen du leadership qui mènerait à sa destitution.

À cela s’est suivi un courriel samedi dernier annonçant que l’avait avait bel et bien été enclenché.

«Après avoir reçu ces deux courriels, je me suis demandé si c’était quelque chose que je voulais continuer, si j’avais envie de vivre avec ces attaques [et avec ce conflit].»

«Je n’ai pas le cœur à ça», a-t-elle dit.

Défaite dans Toronto-Centre 

Mme Paul a perdu dans son propre compté, celui de Toronto-Centre, en recueillant seulement 8,3 % des votes. Elle y avait pourtant passé l’entièreté de sa campagne, à quelques exceptions près, comme pour se rendre à Gatineau pour les débats des chefs, par exemple.

• À lire aussi: Patrice Roy confond Annamie Paul et un homme

Aux élections de 2019, le Parti vert, sous la direction d’Elizabeth May, avait recueilli 6,6 % des voix. En 2021, ce chiffre a chuté à 2,3 %, et au Québec, le taux était de 1,5 %, alors que seulement deux verts ont été élus au niveau national.

Élue cheffe il y a moins d'un an 

Moins d’une semaine avant la date du scrutin, Annamie Paul avait déclaré, dans une entrevue franche accordée à CBC, qu’elle avait considéré quitter la tête du parti en urgence pour laisser la place à quelqu’un d’autre, mais a finalement décidé de ne pas aller de l’avant, car elle a jugé que cela aurait pu avoir un impact encore plus grave sur le vote vert.

Pourtant, lorsque Mme Paul a été élue à la tête du parti vert il y a moins d’un an, tous les espoirs étaient permis.

L’avocate torontoise a un bagage d’expérience dans le domaine du droit international et a une maîtrise du français. Lors de sa première tentative d’élection en 2020 dans Toronto-Centre, après le départ de l’ex-ministre des Finances Bill Morneau, Annamie Paul était arrivée deuxième avec 32,7 % des voix, non loin de la libérale Marci Ien, qui en a recueilli 42 %.

Or, les troubles ont commencé lorsque se sont enflammées les tensions entre Israël et la Palestine au mois de mai dernier. Mme Paul, de confession juive, avait adopté une position sur Israël en porte-à-faux par rapport au reste de son parti, farouchement propalestinien.

Le conflit interne au parti n’a fait que s’aggraver avec le temps, et a mené au départ de la seule députée des verts à l’extérieur de la Colombie-Britannique, Jenica Atwin, qui est passée du côté des libéraux le 10 juin.

À lire aussi

Et encore plus