3 habitudes à prendre pour continuer à vivre sa vie malgré l'écoanxiété | 24 heures
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3 habitudes à prendre pour continuer à vivre sa vie malgré l'écoanxiété

Image principale de l'article Trois trucs pour vivre sa vie malgré l'écoanxiété
THIERRY LAFORCE/AGENCE QMI

L’écoanxiété peut parfois devenir envahissante, mais il existe plusieurs trucs pour éviter qu’elle prenne toute la place, histoire de continuer à vivre malgré les mauvaises nouvelles climatiques. Voici trois habitudes à adopter pour mieux s'en tirer.

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1. Parler de ses émotions (avec les bonnes personnes) 

Ça peut paraître simple, mais parler de ses émotions est la première chose à faire lorsque l’on ressent de l’écoanxiété. Il faut cependant bien choisir à qui l’on en parle, souligne la Dre Karine St-Jean, psychologue à la clinique MindSpace. 

«C’est peut-être plus difficile d’en parler à ses proches, qui peuvent être peu réceptifs, qui sont tannés d’en entendre parler ou qui ne savent pas trop comment gérer les émotions des autres», explique-t-elle. 

Elle suggère donc de trouver des personnes qui ont les mêmes valeurs que soi ou qui souffrent aussi d’écoanxiété, en s’impliquant dans un organisme environnemental. Ce genre d’échanges peuvent s’avérer bénéfique tant pour les autres personnes dans le groupe que pour nous. 

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2. Se grounder grâce à ses 5 sens ou en allant dehors 

C’est facile de se faire des scénarios catastrophes à 3h du matin quand on n’arrive pas à dormir. Pour arriver à se sortir de ces ruminations anxieuses, il faut s’ancrer dans le moment présent. 

La Dre St-Jean suggère alors de faire l’inventaire de ses sens, «pour se trouver plus dans notre corps que dans sa tête». Cette technique de grounding consiste à nommer 5 choses que l’on peut voir dans le moment présent, 4 choses que l’on peut toucher, 3 choses que l’on peut entendre, 2 choses que l’on peut sentir et une chose que l’on peut goûter.  

Passer du temps dehors est aussi une bonne idée. Karine St-Jean affirme que de reconnecter avec la nature – en se déconnectant de son téléphone intelligent – peut justement permettre de s’ancrer dans le moment présent. 

Photo courtoisie

«Plus on est en contact avec du vert, du bleu, et – maintenant que l’automne est arrivé – du rouge et de l’orange, ça vient donner un sens à notre écoanxiété, dans la mesure où ça vient l’équilibrer lorsque l’on constate qu’il y a encore de la beauté. Ça cultive l’espoir actif. Et en plus, c’est très apaisant être en nature», précise la psychologue. 

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3. Transformer l’écoanxiété en action  

Se sentir impuissant devant la crise climatique peut contribuer à l’écoanxiété. Une façon d’y remédier est donc de canaliser ce sentiment pour poser des actions pour contribuer à améliorer le sort de la planète. 

Choisissez quelque chose qui correspond à vos intérêts et au temps dont vous disposez. Ça peut être aussi simple que de vivre en fonction de ses valeurs – par exemple en réduisant sa consommation, les emballages ou le gaspillage alimentaire – et aller jusqu’à s’investir auprès de partis politiques dont les valeurs environnementales nous rejoignent. 

COURTOISIE GUILLAUME SIROIS

L’important, c’est de se rappeler que toutes les actions que l’on pose – aussi petites peuvent-elles sembler – sont bonnes pour le climat et qu’il ne faut surtout pas croire que l’on n’en fait pas assez. 

«Il n’y a pas une échelle d’action qui est plus importante qu’une autre. L’essentiel pour faire une différence pour le climat, c’est qu’il y ait des personnes actives dans une diversité d’échelles et qu’elles effectuent tous les types d’action», ajoute Amélie Côté, analyste en réduction à la source chez Équiterre. 

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Et si vous êtes sur le bord du burn-out parce que vos nouvelles activités prennent toute votre énergie, décrochez. «Ce n’est pas grave de prendre une pause pendant un certain temps, ce n’est pas une finalité en soi. On ne devient pas de bons messagers si on est épuisés et très anxieux», confirme l’écologiste. 

Ne pas hésiter à consulter  

Quand l’écoanxiété vous paralyse, qu’elle affecte significativement votre fonctionnement, votre humeur, votre sommeil ou vos relations avec les autres, il faut consulter, soutient Karine St-Jean. Les professionnels de la santé, les travailleurs sociaux et les psychologues peuvent vous aider à naviguer cette écoémotion. 

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