Décès de Joyce Echaquan: François Legault s’excuse pour les échanges corsés à l’Assemblée nationale | 24 heures
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Décès de Joyce Echaquan: François Legault s’excuse pour les échanges corsés à l’Assemblée nationale

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Photo Chantal poirier

François Legault s’est excusé, ce matin, pour les échanges houleux de la semaine dernière à l’Assemblée nationale, notamment sur le racisme systémique et le premier anniversaire de la mort de Joyce Echaquan, prenant une part de responsabilité.

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Dans une publication Facebook, le chef caquiste rappelle que, comme premier ministre, il a «le devoir de donner l’exemple».

«Je suis bien conscient qu’à l’Assemblée nationale, la semaine dernière, on n’a pas envoyé le message de compassion et de solidarité que la situation exige de nous, concède-t-il. Je m’inclus là-dedans et je prends la responsabilité qui me revient», peut-on lire dans le message publié dans le cadre de la journée de commémoration pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. 

 

«J’essaie sincèrement de le faire chaque fois que je m’adresse aux Québécois», a-t-il écrit, ajoutant que les élus de l’Assemblée nationale devaient «laisser la partisanerie de côté pour mettre en lumière ce que vivent les peuples autochtones». 

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«Pensons-y deux secondes à ce que ça doit faire de voir sa fille, sa sœur, sa mère, son amie, son amoureuse disparaître du jour au lendemain sans laisser de trace. Et en plus, d’avoir l’impression que son gouvernement ne s’en soucie pas réellement, ou en tout cas pas suffisamment. Personne ne devrait avoir à vivre ça au Québec.»

Une semaine à oublier  

En plus de ses échanges corsés en chambre, François Legault a été critiqué pour avoir refusé d’imiter le fédéral et de créer un nouveau jour férié pour la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Il disait ne pas vouloir nuire à la «productivité» du Québec.

Par ailleurs, dans son rapport d’enquête sur la mort de Joyce Echaquan, la coroner Géhane Kamel a recommandé vendredi au gouvernement caquiste de reconnaître l’existence du racisme systémique.

Avec Patrick Bellerose, Le Bureau parlementaire