La 4e vague derrière nous? «Il ne faut pas crier victoire trop vite» | 24 heures
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La 4e vague derrière nous? «Il ne faut pas crier victoire trop vite»

Image principale de l'article Delta, 4e vague: «Il ne faut pas crier victoire»
Photo d'archives, AFP

Le Québec semble avoir atteint le sommet de la quatrième vague, après deux semaines de plateau du nombre de cas quotidiens. Mais ne vous réjouissez pas trop vite: on n’est pas encore sorti du bois, prévient un infectiologue virologue.

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Même si la moyenne de cas sur sept jours est en baisse constante – elle s’établit aujourd’hui à 553 cas, comparativement à 650 la semaine dernière –, impossible d’affirmer sans équivoque que la province se trouve sur la pente descendante de la quatrième vague.

«Même si on note une diminution [du nombre de cas] chez certains groupes d’âge, on est quand même toujours proche du pic. Il faut donc rester vigilants, parce qu’on n’est pas à l’abri d’une remontée éventuelle, comme on l’a vu l’automne dernier», insiste Alain Lamarre, virologue et infectiologue à l’Institut national de recherche scientifique (INRS). 

En conférence de presse la semaine dernière, le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique, avait servi le même avertissement. 

Pas le moment de relâcher les mesures  

Ce n'est pas encore le temps de relâcher les mesures sanitaires, insiste Alain Lamarre, car «l’épidémie n’est toujours pas sous contrôle», surtout lorsque l’on constate le nombre d’éclosions dans les écoles primaires, fréquentées par des enfants qui ne peuvent pas encore être vaccinés. 

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«Ce ne sont pas toutes de grosses éclosions. Il y a eu quelques cas suffisamment importants pour fermer des écoles. Le virus peut circuler de façon assez diffuse partout sur le territoire, par le biais d’enfants qui contaminent les parents, ce qui ne nous met pas à l’abri d’infections ailleurs», explique l’expert.

Nous pourrons penser à revoir les mesures sanitaires une fois que la population des 5 à 11 ans pourra se faire vacciner, plaide-t-il. Le gouvernement espère pouvoir procéder à une campagne de vaccination pour les enfants cet automne.

De jeunes victimes non vaccinées   

Par ailleurs, le variant Delta continue de menacer les jeunes non vaccinés. La semaine dernière, un père de 27 ans a été emporté par la COVID-19. Une jeune femme de 21 ans repose pour sa part entre la vie et la mort, à Montréal, en raison de la COVID-19.

Photo d'archives

La virulence du variant et sa forte transmissibilité, combinées à l’absence de vaccination ou à une vaccination incomplète, expliquent que des personnes plus jeunes soient désormais fortement affectées par le virus. «On le sait, que les personnes non vaccinées ont 20 fois plus de chances d’être hospitalisées, et les jeunes ne sont pas épargnés», souligne l’infectiologue.

Une étude canadienne parue mardi dans le Canadian Medical Association Journal confirme d’ailleurs la dangerosité plus élevée du variant Delta.

«La recherche montre que la virulence croissante des variants préoccupants du SARS-CoV-2, en particulier le variant Delta, entraînera une pandémie considérablement plus importante et plus mortelle, mais que la vaccination protégera contre l’hospitalisation et le décès», concluent les auteurs.

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Le Delta toujours prédominant  

À l’heure actuelle, les nouveaux variants Lambda et Mu, désignés par l’Organisation mondiale de la santé comme étant des «variants à suivre», ne sont pas trop inquiétants. Pour référence, le Delta est classé dans la catégorie des «variants préoccupants».

Photo d'archives, Agence QMI

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«Le variant Delta semble toujours avoir l’avantage sur les autres variants qui émergent. La bonne nouvelle, c’est que les vaccins s’avèrent efficaces contre lui et les formes précédentes du virus, surtout contre les formes graves de la maladie», ajoute Alain Lamarre.

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