Un père lance une pétition pour que les douleurs menstruelles soient reconnues comme une raison légitime de manquer ses cours | 24 heures
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Un père lance une pétition pour que les douleurs menstruelles soient reconnues comme une raison légitime de manquer ses cours

Image principale de l'article Dysménorrhée: raison valable pour manquer l’école?

Un père a lancé une pétition pour que les douleurs menstruelles soient reconnues comme une raison valable de manquer une journée d’école, après avoir découvert que c’était une «absence non autorisée».  

Marcus Alleyne, qui habite à Cornwall, au Royaume-Uni, a recueilli près de 40 000 signatures. Sa pétition est adressée au ministère de l’Éducation britannique.  

Le père de trois filles, dont une adolescente, demande que la dysménorrhée – terme médical désignant les douleurs associées aux règles –, soit reconnue comme raison valable de s'absenter de l'école, au même titre que toute autre maladie. 

L'homme a constaté que ce n'était pas le cas lorsque sa fille Izzy, âgée de 13 ans, a souffert de douleurs menstruelles. «Nous n’avions pas l’impression qu'il était juste ou approprié de l’envoyer à l’école», a expliqué M. Alleyne au média britannique Sky News

Il a été surpris de la réponse qu'il a reçue lorsqu'il a contacté l'école d'Izzy: manquer ses cours en raison de souffrances liées aux menstruations est une «absence non autorisée».  

«Un problème de société»  

En ne permettant pas aux filles de s’absenter à cause de la dysménorrhée, l’école entretient des inégalités entre les élèves, soutient le père, à qui cette politique paraît «archaïque».  

Selon lui, le message que cela envoie aux femmes et aux personnes trans ou non binaires ayant des menstruations est que leur inconfort n'est pas important pour le système scolaire.

«Nous devons apporter des changements significatifs, pas seulement dans les établissements responsables de prendre soin de nos jeunes femmes et futures leaders féminines, mais aussi pour changer les mentalités préhistoriques des dirigeants et de ceux qui mettent en place les politiques», a-t-il dit à la chaîne britannique ITV.  

Pour M. Alleyne, il ne s'agit pas d'un «problème féminin», contrairement à ce que l'on a pu en dire, mais bien d'un «problème de société» auquel il faut s'attaquer.

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