Dans l'univers musical de Salomé Leclerc | 24 heures
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Dans l'univers musical de Salomé Leclerc

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Marilyne Houde (D'après une photo de Camille Gladu-Drouin)

L’autrice-compositrice-interprète nous arrive cette semaine avec son quatrième album, Mille ouvrages mon cœur.

  • Marilyne Houde (D'après une photo de Camille Gladu-Drouin)

Elle avait déjà titillé ses fans avec l’extrait La vie parfois sorti au début de septembre. 

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Une chose est certaine, après plusieurs concours remportés aussi bien en France qu’au Québec, la carrière de Salomé Leclerc a connu toute une évolution depuis le moment où elle accompagnait ses frères à la batterie alors qu’elle n’avait que 10 ans. 

De plus, son processus créatif et ses explorations sonores semblent indissociables de ses préférences musicales. En ce sens, on imagine à quel point travailler avec Louis-Jean Cormier a été une expérience enrichissante pour elle.  

En concert, tes arrangements sont assez différents des albums. Comment te vient l’idée de ces changements-là?

C’est souvent des essais, des erreurs. C’est aussi guidé par le fait qu’en Studio il peut y avoir quatre, cinq, six musiciens ou instruments d’empilés. En spectacle, je me limite. Là, on prépare le prochain show et on va être deux. Ça fait que je dois réinventer les chansons. 

À quand un album live?

Je ne sais pas si je serai prête tant que ça à faire un album live. Un genre d’album «live studio», j’aimerais ça. Live devant public, je ne le sais pas. Remarque que ça donnerait peut-être quelque chose de bien le fun. L’«input» du public des fois on ça nous fait faire bien des affaires qu’on n’est pas capable de refaire en studio.  

Sur l’album, tu joues beaucoup d’instruments. Est-ce que c’est les circonstances pandémiques qui t’ont obligé à en faire le plus possible par toi-même?

C’est dans ma méthode de travail depuis que j’ai commencé. Dès le premier disque, je gravais mes idées d’arrangements puis je voulais en faire le plus possible en studio. Pas parce que je ne fais pas confiance aux musiciens! Il y a plein de musiciens qui ont joué sur les deux premiers disques et sur les deux derniers parce qu’il y a des cordes et des brass

Quand tu as commencé à jouer de la batterie avec tes frères, quel genre de musique jouais-tu?

De la musique de bar parce qu’on avait des gigs dans des bars ou à la Saint-Jean. J’ai commencé à jouer du drum à 10 ans, mais on s’est fait un petit band quand j’étais en secondaire 4 ou 5. La musique que j’écoutais à cet âge-là, c’était complètement leur musique: Metallica, AC/DC, Led Zeppelin, Smashing Pumpkins, Collective Soul. C’est très, très anglo. 

Mais quand j’ai commencé à jouer de la guitare et à vouloir chanter, ça a vraiment «switché». J’étais beaucoup plus avec les Marc Déry, Zébulon, Dumas. Je me souviens d’apprendre les solos d’Offenbach à la guitare électrique et triper. France D’Amour aussi. 

Et tes parents, quels étaient leurs incontournables musicalement?

Je me souviens d’être tombé dans leur collection de vinyles. Je leur ai volé des vinyles de Ferland, Charlebois, les Sœurs McGarrigle. Il y avait King Crimson. Mon père est un fan d’Elvis. Du côté anglo, il y avait les Beatles. C’est quand même cool... Je trouve qu’ils ont du goût! (Rires)

Quel(le) artiste a donné le goût de faire ce métier-là?

Ado, quand j’ai commencé à jouer de la guitare et à composer, c’était toute la vague d’auteures-compositrices avec des guitares: Sheryl Crow, Alanis Morissette, Cat Power, PJ Harvey. Ça a été des modèles, c’est clair. Ça a été Feist un peu plus tard. 

Quel.le parolier ou parolière t’a donné le goût d’écrire tes paroles?

Dans les auteur.e.s qui m’ont poussé à travailler plus les textes, il y a Félix Dyotte, Stéphane Lafleur, Richard Desjardins. Aussi, Catherine Leduc, ces textes me touchent beaucoup. Je trouve qu’elle a vraiment un beau style. 

Tu as déjà dit que tu aimerais réaliser des albums pour d’autres. Avec qui aimerais-tu travailler?

Emily Haines. J’avais tripé sur son disque en solo. Je réaliserais son disque pour qu’elle en fasse un deuxième. 

Tu as travaillé avec Louis-Jean Cormier pour ton dernier album. Est-ce qu’il t’a fait découvrir des trucs?

Vraiment! Avec Louis-Jean, ça s’est passé avec Vashti Bunyan. Il m’a fait écouter une compilation. Tu entends que la guitare est fausse. La voix fausse aussi un peu, mais il y a quelque chose de tellement brut, naturel, que ça vient te chercher. 

Aussi, Sibylle Baier. Et elle c’est vraiment un album guitare-voix. Il y a vraiment une guitare dégueulasse qui fausse tout le long, mais c’est tellement bon. Il m’a aussi fait découvrir JJ Cale

Avant même le travail de studio, quand tu es en création, qu’est-ce que tu écoutes pour te mettre dans le «mood»? 

En préparant mes deux premiers disques, j’écoutais quasiment tout le temps des bands un peu mélancoliques, un peu sombres. Mais pour le dernier disque, j’écoutais beaucoup Vincent Delerm. Il y a comme une lumière dans sa musique. En plus, je trouve qu’il écrit vraiment bien. 

Dans un autre registre, pour la profondeur, j’ai beaucoup écouté Lhassa. On dirait que c’est des leçons d’interprétation à chaque fois que j’entends ses chansons. J’ai écouté du Bill Withers, du Buena Vista Social Club, du Bonga.

D’autres inspirations pendant mes périodes créatives et un peu tout le temps finalement: Patrick Watson et Leonard Cohen

Quelle artiste donne le meilleur spectacle selon toi?

The Dø. C’est un duo... C’est vraiment écoeurant! Je les ai vus au théâtre Fairmount. Je me souviens, j’avais pogné de quoi. Sinon, mon meilleur spectacle à vie est de loin celui de Stéphane Lafleur au Festif de Baie-St-Paul. 

Pour suivre ses activités, vous pouvez consulter la page Facebook de Salomé Leclerc.

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Vous pouvez aussi écouter les essentiels de son répertoire.

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