Deux femmes droguées au GHB auraient été agressées sexuellement à Québec: ce qu’on sait de l’affaire | 24 heures
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Deux femmes droguées au GHB auraient été agressées sexuellement à Québec: ce qu’on sait de l’affaire

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Photo d'archives

Une histoire suscite l'indignation à Québec ces jours-ci: deux femmes auraient été agressées sexuellement à leur sortie des bars sur Grande Allée après avoir été droguées au GHB, rapporte Le Journal. Voici ce que l'on sait sur cette affaire.

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Des témoignages-chocs  

L’une de ces victimes présumées aurait été agressée le 31 juillet par le chauffeur d’une voiture de taxi ou d'Uber. Dans un appel à la vigilance diffusé sur Instagram, la jeune femme raconte avoir complètement perdu la carte après avoir bu dans un pichet d’alcool offert par des inconnus dans un bar.  

Désorientée, elle serait sortie de l'établissement pour prendre un taxi, écrit-elle. La voiture étant «en bordel», elle aurait pris place à l’avant. Selon ses souvenirs vagues, le chauffeur lui aurait offert de l’alcool, qu’elle aurait accepté. Après avoir roulé un certain moment, l’individu se serait arrêté et serait passé à l’acte.  

La jeune femme aurait repris connaissance le lendemain. Elle se serait réveillée nue sur la banquette arrière d’une voiture, le corps endolori et marqué d’ecchymoses. Jointe par Le Journal, la mère de cette victime présumée a confirmé que sa fille devait rencontrer mercredi la police de Québec relativement à cette affaire.

Une hausse marquée des intoxications 

Selon les données du CHU de Québec, 122 visites ont été enregistrées pour des intoxications intentionnelles et non intentionnelles au GHB entre le 1er juin et le 5 octobre. Les patients étaient des adultes. À titre de comparaison, 86 visites avaient été enregistrées durant cette période en 2019, et 140 en 2020. 

«Depuis quelques mois, c’est assez présent, à un point où ça devient très inquiétant», selon Mario Gagnon, spécialiste en toxicomanie de l’organisme communautaire Point de repères. 

La Dre Anne-Frédérique Slythe, médecin-conseil au CIUSSS de la Capitale-Nationale, constate pour sa part, depuis le début de l’été 2021, «une forte augmentation des cas de surdose et d’intoxication où il y avait présence de GHB».

Facile à trouver   

Avec la pandémie, la cocaïne et l’héroïne sont plus difficiles à obtenir et se vendent plus cher. Le GHB, lui, serait facile à trouver.  

Cinq choses à savoir sur le GHB

  • On surnomme le GHB la «drogue du viol» parce que ses effets sédatifs empêchent les victimes de résister à une agression sexuelle.       
  • Le GHB, qui se trouve principalement sous forme liquide, est inodore et incolore, donc difficile à détecter.           
  • La méthode la plus courante pour consommer le GHB est de le verser dans un verre d’alcool.           
  • Les effets du GHB se manifestent habituellement 5 à 30 minutes après la consommation.           
  • Le GHB est particulièrement difficile à détecter, puisqu’il ne demeure que quelques heures dans l’organisme.                  

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