Dans l'univers musical d'Anthony Kavanagh | 24 heures
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Dans l'univers musical d'Anthony Kavanagh

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Sébastien Dorion

Avec son nouvel EP Finally, l’humoriste réalise plus qu’un rêve de jeunesse. Il réalise le rêve de toute une vie d’artiste. Rien de moins.  

  • Image : Sébastien Dorion  

Échaudé par un milieu qui ne voulait que l’entendre faire des blagues de peur de déstabiliser son public, Anthony Kavanagh a toujours remis à plus tard cet ultime projet: enregistrer des chansons qui lui ressemblent, qui battent à son rythme. 

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À l’écouter nous confier tout le bonheur ressenti depuis les balbutiements de la création de ce mini-album, on sent que sa patience a été récompensée dignement. 

Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de sortir ces chansons-là?

Pour plein de raisons. Dans les années 90, ma carrière d’humoriste commençait. J’avais fait des démarches auprès de quelques maisons de disques. On me disait toujours: «Reste en humour... Il n’y a pas d’argent à faire en chanson.» (Rires)  

J’ai fait un album en français en 2005. Mais ça a tellement été une mauvaise expérience parce que la maison de disques avait peur de son ombre. On me disait: «les gens ne vont pas comprendre! Tu es un humoriste et puis tu chantes. Tu es obligé de faire un spectacle musical avec de l’humour.» Ça a été horrible. 

Ton retour au Québec t’a donné le goût de revenir à la musique?

Quand je suis revenu au Québec je me suis dit «je suis libre.» Sur ma bucket list, le premier truc était de chanter. Je me suis dit «Go! C’est maintenant.» Il fallait que la prod’ soit irréprochable. C’était très important. Donc il fallait que je m’entoure de gens comme Marc Dupré, John Nathaniel et DJ Domeno qui allaient me permettre ça. 

Est-ce qu’il y a des chansons qui étaient écrites depuis longtemps sur Finally?

Non, c’est tout frais. On m’a demandé de quoi je voulais parler. Qu’est-ce que j’avais envie de dire? Quel genre de musique? Et on travaillait là-dessus. C’était bien aussi d’être le débutant. J’étais plus vieux que tout le monde qui travaillait avec moi, mais c’était moi le débutant en musique. J’avais l’impression d’avoir 20 ans. 

La palette musicale du EP est assez large: soul, blues, funk, hip-hop, rock...

Il y a toujours un pied dans la soul et un pied dans quelque chose d’autre. Ça peut être blues-rock, R’n’B... Mais tout ça, c’est de la pop. En même temps, la pop maintenant, ça ne veut plus rien dire parce que 8 titres sur 10 dans les palmarès internationaux sont du hip-hop. Le hip-hop est devenu la pop. Sauf au Québec! (Rires)

Tu parlais beaucoup d’Eddie Murphy comme influence en humour, mais écoutais-tu sa musique aussi?

Bien sûr! (Imitant à la perfection) «My girl wants to party all the time...» C’est Rick James qui avait travaillé sur ce disque-là. 

C’était ma prochaine question! Est-ce que tu aurais aimé travailler avec Rick James?

Oui, bien sûr! Il était «Monsieur Funk»! Il a fait évoluer le funk. C’est un grand talent qui a été détruit par la drogue. (Imitant Rick James) «Cocaine is a hell of a drug!» (Rires) 

Quel chanteur t’a donné le goût de faire de la musique?

Michael Jackson, Prince, Marvin Gaye, Bob Marley, Stevie Wonder, Hall n’ Oates... Elvis m’a aussi donné envie de devenir chanteur. Eddie Murphy était d’ailleurs un méga fan d’Elvis. 

Le premier album que tu t’es acheté?

Quand j’étais au primaire, le premier album que j’avais acheté était celui de Charlebois où on voit son gros visage. J’avais aussi acheté Kiss Alive.

 

À tes débuts, tu as déjà fait les premières parties de Céline Dion. As-tu fait d’autres premières parties de chanteur?

J’ai fait Julio Iglesias et Natalie Cole. Après le premier soir avec Julio, son gérant est venu me voir et il m’a dit «OK. Demain tu calmes ton énergie. Sois moins bon. Ça fait de l’ombre à Julio». Natalie Cole, j’avais fait sa première partie au Forum à l’époque. Elle ne m’avait pas dit un bonjour, pas un merci. Rien.  

Depuis ton retour au Québec, est-ce que tu as eu des coups de cœur musicaux?

Charlotte Cardin, Roxane Bruneau... Marc Dupré! (Rires) Pour vrai, c’était une surprise! Je reviens au Québec et Marc est une superstar de la chanson. Aussi, Alaclair Ensemble, j’adore.   

Avec les années, tu as rencontré tes idoles en humour, mais est-ce que tu as rencontré des chanteurs que tu aimes?

Ah oui! Avec le NRJ Music Awards, j’en ai rencontré plein. Bono, il était super gentil. Aussi Seal. Adorable. J’ai vu Kylie Minogue, 50 Cent, Usher, les Black Eyed Peas... 

Tom Jones, je l’ai vu, mais il voulait me casser la gueule parce que j’ai fait une blague sur lui et quelqu’un lui a traduit! (Rires)

Mick Jagger, j’ai été obligé de me tenir à au moins cinq mètres de lui. Souvent, les grandes stars ne font pas les répétitions. Ils ont des doublures qui viennent à leur place. Donc, j’ai sauté sur la doublure en disant «Mick Jagger! I love you!» Deux minutes après, on m’a dit que je devais me tenir à un minimum de cinq mètres de Mick. Je ne devais pas le regarder ni m’approcher de lui. 

J’ai vu des artistes avec la tête enflée et des artistes ultras simples. Britney Spears, elle était hyper disciplinée. C’était une pro. J’ai vu Alicia Keys... Magnifique. Beyoncé aussi. J’en ai vu beaucoup. Chris Martin de Coldplay, Madonna... 

Comme comédien, quels chanteurs ou musiciens aimerais-tu incarner dans un film biographique?

Nat King Cole, Marvin Gaye, Sly Stone et Jimi Hendrix!

Pour suivre ses activités, consultez la page Facebook d'Anthony Kavanagh.

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