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Des NFT plus écoresponsables, ça existe!

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Les jetons non fongibles (NFT), qui ont pris d’assaut cette année le monde de l’art et des collections numériques, ont une lourde empreinte environnementale. Heureusement, des solutions de rechange plus écoresponsables existent.

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Le problème avec (la plupart) des NFT

Parce qu’ils sont généralement basés sur les mêmes technologies que des cryptomonnaies comme l’Ethereum, les NFT sont aux prises avec les mêmes problèmes environnementaux, notamment une importante consommation énergétique. 

Selon les calculs de l’artiste visuel et professeur à l’Université de Californie à San Diego Memo Akten, la création d’une seule œuvre sur certaines plateformes de NFT émettrait l’équivalent d’environ 100 kg de CO2 dans l’atmosphère. Mettre 100 copies d’un NFT en vente représenterait ainsi des émissions plus grandes que le bilan carbone annuel d’un citoyen européen. 

Et malheureusement, la situation touche pratiquement toutes les grandes plateformes qui permettent d’acheter de l’art numérique dont l’authenticité est vérifiée par un NFT, comme OpenSea, SuperRare et NiftyGateway. 

Des plateformes plus vertes existent

Les NFT n’ont toutefois pas besoin d’être une catastrophe environnementale. Alors que l’Ethereum utilise une «preuve de travail» pour assurer son bon fonctionnement (c’est la raison pour laquelle il faut des ordinateurs puissants qui effectuent des calculs complexes pour miner cette cryptomonnaie), d’autres moins connues utilisent des technologies différentes, comme des «preuves d’enjeu» et des «preuves de récolte». 

Le mécanisme varie d’une à l’autre, mais le résultat est toujours le même : ces chaînes de blocs ne consomment qu’une fraction de l’énergie nécessaire pour faire fonctionner le Bitcoin et l’Ethereum (qui devrait d’ailleurs adopter la preuve d’enjeu dès l’an prochain, ce qui diminuera son empreinte carbone de 99,95%). 

Plusieurs plateformes de NFT ont été conçues avec ces chaînes de blocs plus vertes, comme Viv3, hic et nunc, NFT Showroom et Solsea. Ceux qui veulent trouver des NFT propres peuvent aussi chercher le mot-clic #CleanNFT sur Twitter, utilisé par de nombreux artistes pour faciliter la découvrabilité de leurs œuvres sur ces plateformes. 

Les entreprises semblent avoir compris

Autre bonne nouvelle, les institutions plus traditionnelles qui émettent des NFT semblent être conscientes des problèmes environnementaux de la technologie. Quand Les Canadiens ont dévoilé leurs premiers jetons non fongibles à la fin de l’été, ceux-ci ont même précisé la consommation en térawatts-heures (TWh) de la chaîne de blocs utilisée. L’organisation est habituée aux statistiques avancées, mais c’était sûrement là une première. 

Même son de cloche chez Nissan Canada, qui a mis en vente un NFT à 280 000$ au début du mois (le NFT était accompagné d’une voiture Nissan GT-R NISMO, ce qui explique le prix). Ici aussi, la faible consommation énergétique de la chaîne de bloc RubiX était mise l’avant. Le studio Fox, qui a lancé la semaine dernière des NFT à l’effigie de sa série The Masked Singer, a également vanté l’aspect environnemental de sa technologie. 

Le message semble avoir passé chez les entreprises qui tentent de surfer sur la vague des NFT. Reste à voir maintenant si ce sera aussi le cas pour les artistes et les collectionneurs.